Capcom veut ressusciter ses vieilles licences après le carton d’Onimusha, et les joueurs ont de quoi rêver
Avec plus d’un million d’exemplaires vendus en une seule journée, Onimusha: Way of the Sword prouve qu’une licence oubliée peut encore fédérer les joueurs. Et Capcom compte bien s’en servir pour réveiller d’autres séries.
Il aura donc fallu attendre vingt ans pour que la saga Onimusha retrouve le chemin des consoles. Mais surtout, il aura suffi de 24 heures pour que Capcom comprenne que le pari en valait largement la peine. Disponible depuis le 4 septembre, Onimusha: Way of the Sword a dépassé le million d’exemplaires vendus dès son premier jour, faisant passer les ventes cumulées de la franchise au-delà des 10 millions.
Onimusha prouve qu’une vieille licence peut encore faire des étincelles
Un joli succès pour une série qui avait disparu des radars depuis Onimusha: Dawn of Dreams, sorti en 2006 sur PlayStation 2. Mais derrière ce chiffre se cache surtout une information autrement plus intéressante pour les joueurs : Capcom veut désormais accélérer le retour de ses licences oubliées.
Avec Way of the Sword, Capcom ne s’est pas contenté de ressortir un nom connu. Le studio a réellement remis Onimusha au goût du jour, tout en conservant cette identité si particulière qui mélange sabres, démons et Japon féodal.
Le jeu met cette fois en scène Miyamoto Musashi, confronté à une nouvelle invasion des Genma. Le tout repose notamment sur un système de combat exigeant, basé sur les contres, les parades et le fameux Issen, avec toute la puissance du RE Engine. Le résultat a plutôt convaincu, avec notamment un pic à plus de 85 000 joueurs simultanés sur Steam durant le week-end de lancement, sans compter une note de 9/10 attribuée par nos soins à cet Onimusha Way of the Sword dans notre test complet.
Et c’est précisément ce succès qui semble avoir conforté Capcom dans une stratégie déjà amorcée. Dans son communiqué, l’éditeur explique qu’il souhaite, « en plus de sortir régulièrement de nouveaux titres majeurs chaque année, se concentrer sur la réactivation de licences qui n’ont pas connu de nouveau jeu récemment ». Une phrase particulièrement intéressante lorsqu’on connaît le catalogue de Capcom.
Dino Crisis, Breath of Fire, Final Fight, Lost Planet, Bionic Commando… les candidats ne manquent pas
Car si Onimusha a réussi son retour, l’éditeur japonais dispose encore d’un véritable cimetière de licences capables de faire rêver les joueurs.
Dino Crisis reste évidemment l’un des noms les plus évidents. La série n’a plus connu de nouvel épisode depuis 2003, mais les demandes pour un retour de Regina et des dinosaures de Capcom restent particulièrement fortes. Lors de ses enquêtes auprès des joueurs, Dino Crisis et Mega Man figuraient d’ailleurs parmi les licences les plus réclamées.
Devil May Cry pourrait également être concerné, même si la situation est différente : Devil May Cry 5 remonte à 2019 et la franchise reste extrêmement populaire. Ace Attorney, Lost Planet ou encore Dead Rising (dont le premier opus a bénéficié d’un Deluxe Remaster) possèdent eux aussi un potentiel évident.
Capcom a déjà montré qu’il pouvait alterner entre nostalgie et prise de risque. Et Pragmata en est probablement le meilleur exemple récent. Cette nouvelle licence, longtemps restée mystérieuse après son annonce en 2020, a finalement vu le jour en 2026.
C’est peut-être là que se trouve le plus intéressant dans la stratégie actuelle de Capcom. L’éditeur ne semble pas vouloir choisir entre ses anciennes licences et les nouvelles idées. Pragmata peut exister aux côtés d’Onimusha, tout comme Resident Evil et Monster Hunter continuent de jouer leur rôle de locomotives.
Capcom a trouvé une formule qui pourrait profiter aux joueurs
Il serait évidemment prématuré d’attendre l’annonce imminente d’un nouveau Dino Crisis, Ghouls’n Ghosts ou d’un Breath of Fire. Capcom n’a donné aucun nom concernant sa prochaine résurrection. Mais le message envoyé par Onimusha: Way of the Sword est limpide : une licence laissée au repos pendant vingt ans n’est pas nécessairement une licence morte.
C’est même peut-être tout le contraire… Dans une industrie où les éditeurs cherchent souvent à multiplier les suites et les franchises ultra-installées, Capcom semble avoir compris quelque chose d’assez simple : son propre catalogue regorge encore de jeux capables de surprendre. Il suffit parfois de leur laisser le temps de revenir, et il n’y a qu’à voir le succès des remakes de Resident Evil.
Et après le succès d’Onimusha, il devient franchement difficile de ne pas se demander quelle autre licence Capcom sera la prochaine à sortir de son sommeil.