#Rétrogaming : Ces jeux vidéo qui ont accompagné nos étés de joueurs…

Avant les consoles connectées, les mises à jour et les jeux à télécharger, l’été avait aussi ses rendez-vous vidéoludiques. Des jeux que l’on emportait en vacances, que l’on découvrait par hasard chez un ami, dans une salle d’arcade et/ou que l’on retrouvait chaque année, manette en main.

Une salle d'arcade en été avec les jeux Pac Man, Space Invaders...

A l’ère de la 4K, du ray-tracing et des 60 (ou 120) fps, il est bon de se replonger dans nos jeux vidéo d’antan, ceux que l’on prend plaisir encore aujourd’hui à lancer sur NES, sur Master System, sur Super Nintendo, PC Engine ou encore sur un bon vieil ordinateur de l’époque. Un petit coup d’oeil dans le rétro(gaming), comme un petit voyage vidéoludique dans un passé lointain. Une chronique animée par Turk182, que l’on vous invite chaudement à découvrir sur son excellent « Rétroblog ».

Ces jeux qui ont bercé mes étés

Salut les vieux ! Je sais que je suis en vacances et que je ne devrais pas écrire mais un mois et demi sans faire fonctionner mon cerveau ce n’est pas envisageable et puis surtout, une petite conversation avec ma femme hier soir au restaurant m’a inspiré ces quelques lignes.

© Turk182

Il se trouve que nous nous trouvons actuellement dans son village natal et elle me contait ses nuits d’été lorsqu’elle était toute jeune dans les rues de cette bourgade. Bien évidement, cela m’a fait immédiatement me remémorer mes propres nuits estivales qui ont souvent été liées avec les jeux vidéo.

Le premier âge : De 8 à 14 ans

D’aussi loin que je me souvienne, mes vacances d’été se passaient en majorité dans la station de ski des Deux Alpes. La console qui m’accompagnait, lorsque je n’étais pas encore en âge d’aller seul le soir dans la salle d’arcade de la station, était bien entendu la Videopac.

Cette console m’accompagnera presque tout le temps jusqu’à l’arrivé en 1984 de mon premier micro-ordinateur : le VG5000.

Dans mes souvenirs les plus tenaces il y a la cartouche numéro 33 Les Acrobates. J’adorai ce jeu, surtout que mon petit cousin passait lui aussi régulièrement les vacances avec nous et c’était de véritables parties endiablées.

acrobates videopac
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Mais bien d’autre jeux au fil des ans viendront s’ajouter comme Singeries, Le Mur Magique et l’Inoubliable Catapulte.

Plus tard, nous avions atteint l’âge de pouvoir sortir le soir jusqu’à une heure raisonnable. C’est alors que nos longues soirées d’été devant la Videopac se sont converties en un pèlerinage quotidien dans la salle d’arcade Macao dont je vous parle dans de nombreux articles. C’était l’époque de Pacman, Donkey Kong, Congo Bongo, Jungle King et j’en passe.

J’ai d’agréables souvenirs de ces étés, des odeurs de nature et des bouffés d’oxygène pur qui nous rénovaient les poumons après avoir respiré les émanations de tabacs qui flottaient dans cette salle tels des nuages menaçants avant l’orage du siècle.

Le deuxième âge : De 15 ans à 19 ans

Lorsque je fus en âge de m’assumer, mes parents partaient visiter le monde et moi j’optais pour rester seul chez moi dans mon petit village provençal avec mes amis. Jusqu’à l’âge de 16 ans mes soirées d’été se résumaient à des excursions chez Boulie ou Arnold pour les défier à nos jeux préférés sur Commodore 64. Je me souviens que durant l’été 1985 c’était sur des courses effrénées à Pole Position que nous nous affrontions sans relâche.

ghost goblins commodore
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Et puis, il y a a eu les nuits interminables avec Ghosts’n Goblins, il nous arrivait même de nous endormir en regardant l’autre jouer et laisser le Commodore allumé jusqu’au petit matin où je rentrais chez moi sans oublier d’acheter mes pains aux chocolats pour mon petit déjeuner. Et puis j’ai grandi…

En 1988, j’étais à l’aube de mes 18 ans et j’avais décidé que pour me faire un peu d’argent de poche afin de pouvoir commander sur Micromania des jeux pour mon Amstrad CPC6128, il me fallait travailler. C’est donc au bar des boules des parents de mon ami Boris que je me posais durant les journées et les soirs d’été.

Image de SRAM sur Amstrad
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C’est dans ce même bar que je rencontrais une moitié d’esquimau, que vous avez tous connu à travers mes articles et sinon je vous invite à lire la rencontre dans ce post. Cette rencontre me permettra de découvrir énormément de jeux pour mon Amstrad CPC car son petit frère était un accro de Discology, inutile de vous faire un dessin.

C’est donc cette année-là que mes soirées d’été seront orchestrées avec de véritables perles pour cet ordinateur comme L’Affaire Vera Cruz, Operation Wolf, SRAM et bien d’autres et tout cela au son de Charlelie Couture.

Le dernier âge : De 20 ans à 24 ans.

La découverte de Charlelie Couture couplé de l’achat de l’album Tubular Bells de Mike Oldfield aura un énorme impact dans ma vie. C’est en partie grâce à ces deux grands musiciens que je le deviendrai moi-même.

turk 182 amstrad bruce lee
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Jusqu’en 1993, la musique prendra beaucoup de place dans ma vie, au point que les nouveautés en matière de jeux vidéo avaient perdu un peu de leur intérêt. Mon Amstrad et ses classiques comme Fruity Frank, Yie Ar Kung-Fu, The Way of the Exploding Fist me suffisaient largement.

Cependant, c’est au printemps de cette même année que je m’achetais ma Game Gear. Mon engouement pour les jeux vidéo repris un peu de son engouement mais la musique ne voulait pas m’abandonner et de fil en aiguille mon groupe de musique du moment a gagné le concours des Class Rock’93 et mes soirées d’été se sont vues rythmer aux fils de concerts.

Heureusement pour moi, ma Game Gear et son Battery Pack ne quittaient pas. J’ai donc passé mes soirées étés sur des jeux comme Donald Duck : Lucky Dime Caper, Axe Battler (dont il faut absolument que je vous parle) et bien d’autres.

Je garde un excellent souvenir de toutes ces soirées d’été, c’était l’époque où la chaleur n’était pas un problème, où ne dormir que quelques heures par jour, n’affectait en rien notre métabolisme, où jouer pendant des heures ne faisait pas souffrir notre dos ni nos yeux.

C’était l’époque où durant l’hiver on songeait déjà à de nouvelles nuits d’été…