Test Gears of War: E-Day : une claque monumentale, l’exclu Xbox que l’on n’attendait plus

Plus de vingt ans après les débuts fracassants de Marcus Fenix, Gears of War: E-Day nous rappelle pourquoi cette licence nous a tant marqués. Spectaculaire, généreux et techniquement impressionnant, ce nouvel épisode est une véritable déclaration d’amour au jeu vidéo d’action, et accessoirement l’un des jeux les plus impressionnants de cette génération Xbox Series/PS5.

Test de Gears of War E:Day sur Xbox Series X
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Il y a vingt ans, le premier Gears of War débarquait sur Xbox 360 et nous mettait une énorme mandale en HD. À l’époque, le jeu alors développé par Epic Games, était une démonstration technique comme on en voyait rarement. Des personnages massifs, des environnements détaillés, des affrontements d’une brutalité réjouissante et un système de couverture qui allait durablement influencer le jeu d’action à la troisième personne. Mais Gears, c’était aussi une ambiance, des personnages immédiatement attachants et une campagne que l’on prenait un plaisir fou à parcourir, seul ou avec un ami.

Gears of War 2 avait ensuite réussi à faire encore plus fort, avant qu’un troisième épisode particulièrement généreux ne vienne conclure cette trilogie originelle absolument génialissime. La suite a proposé de bonnes choses, évidemment, (on se rappelle de Gears 4 il y a 10 ans, ou plus récemment de Gears 5) mais aucun épisode n’a véritablement retrouvé à nos yeux cette magie initiale. Cette sensation de découvrir quelque chose de neuf, de puissant, de terriblement efficace.

Gears of War: E-Day, le retour d’une légende

Avec Gears of War: E-Day, retour aux origines. Marcus Fenix et Dom Santiago sont plus jeunes, le cauchemar des Locustes débute à peine et Sera s’apprête à basculer dans l’horreur. Sur le papier, la promesse avait déjà de quoi séduire les nostalgiques. Manette en main, le résultat dépasse largement le simple exercice de mémoire. Testé sur Xbox Series X, E-Day est une petite merveille de jeu vidéo. Et surtout, il nous rappelle cette époque où certains jeux suffisaient presque à justifier l’achat d’une console.

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En 2006, Gears of War nous avait mis une claque visuelle. En 2026, E-Day remet ça, mais avec une puissance de feu autrement plus impressionnante. C’est simple, nous avons affaire à l’un des jeux les plus spectaculaires et les plus véritablement « next-gen » qu’il nous ait été donné de voir depuis le lancement des Xbox Series et des PS5.

Les décors sont somptueux, les textures fourmillent de détails, les éclairages sont magnifiques et les effets de particules donnent aux combats une intensité remarquable. Les environnements ne servent pas uniquement de jolies cartes postales : certains éléments se détruisent, les affrontements transforment les espaces et l’ensemble contribue à donner au jeu une impression de chaos particulièrement convaincante.

Une baffe technique… comme pour le premier Gears of War

On s’arrête souvent quelques secondes pour admirer un décor, observer la lumière qui traverse une rue dévastée ou simplement profiter du travail accompli par les équipes de développement. Puis une créature surgit, les balles commencent à siffler et la contemplation prend brutalement fin.

C’est précisément cette alternance qui fait mouche. E-Day sait se montrer magnifique sans chercher à en mettre plein la vue à chaque instant. Et quand il décide de sortir l’artillerie lourde, il ne fait pas les choses à moitié. Certains combats de boss sont de véritables morceaux de bravoure, avec une mise en scène impressionnante et une échelle qui donne immédiatement la mesure de la menace.

Bref, si vous attendiez un jeu capable de montrer ce que nos consoles actuelles ont dans le ventre, vous êtes au bon endroit. Nous avions ressenti cette excitation devant le premier Gears of War sur Xbox 360. Vingt ans plus tard, le sentiment est étonnamment similaire.

Manette en main, mais quel plaisir !

La technique, c’est bien. Mais un jeu vidéo ne se résume heureusement pas à quelques captures d’écran spectaculaires. Et c’est là qu’E-Day réussit son plus beau tour de force : nous donner une envie folle de continuer à jouer.

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La formule Gears of War n’a pas fondamentalement changé, et c’est tant mieux. On se met à couvert, on observe les déplacements adverses, on ajuste sa position et l’on profite de la moindre ouverture pour faire parler la poudre. Le poids des armes, l’impact des tirs et la brutalité des affrontements conservent cette identité si particulière qui a fait le succès de la série.

Les fusillades sont nerveuses, les situations suffisamment variées pour maintenir l’intérêt et les séquences d’action bénéficient d’un rythme particulièrement efficace. On alterne entre des passages où chaque couverture compte, des affrontements complètement débridés et des moments plus calmes qui permettent de souffler un peu. Mention spéciale aux nouveaux mouvements, avec la possibilité de « sauter », de grimper sur certains éléments (les camions, les voitures…) et d’enjamber plus facilement certains obstacles. Alors oui, la course a été modifiée, c’est étonnant au début, mais c’est (là encore) ultra efficace.

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Le tout est porté par Marcus et Dom, dont la relation apporte une dimension humaine bienvenue à ce déluge d’action. Revenir au début de leur histoire permet de retrouver ces personnages dans un contexte différent, avant que les événements ne façonnent définitivement leurs destins. L’invasion des Locustes n’est pas seulement un prétexte pour multiplier les explosions, puisqu’elle donne aussi un poids particulier à cette aventure.

Et puis, il y a ce plaisir tout simple, presque difficile à expliquer à celles et ceux qui ne jurent que par les jeux-service et les listes de récompenses à débloquer. On lance une partie, on enchaîne les affrontements, on découvre une nouvelle zone et l’on se dit que l’on va s’arrêter après ce chapitre. Puis le suivant commence. Et encore un autre. Et un dernier. Et encore un dernier…

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E-Day nous rappelle qu’un jeu peut être incroyablement généreux sans nous noyer sous les activités secondaires. Ici, le plaisir de jeu reste au centre de tout. Et franchement, bordel mais qu’est-ce qu’on s’amuse ! Quel énorme kif !

Une campagne généreuse, à partager (ou non) sur le canapé

Comptez environ 15 à 20 heures pour venir à bout de la campagne, selon votre rythme et votre manière d’aborder l’aventure. Une durée de vie plus qu’honorable pour un jeu d’action qui privilégie le rythme, la mise en scène et l’efficacité à l’accumulation artificielle de contenu.

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Autre excellente nouvelle : la coopération locale à deux joueurs est toujours de la partie. À l’heure où les expériences connectées occupent une place considérable, retrouver la possibilité de partager une campagne de cette ampleur sur le même canapé fait franchement plaisir. Gears of War a toujours été taillé pour ce type d’expérience, et E-Day perpétue cette tradition (le jeu est également jouable en ligne bien sûr, jusqu’à 4 pour la campagne).

Gears of War: E-Day propose évidemment de prolonger le plaisir en multijoueur, avec des affrontements qui permettent de retrouver toute la brutalité et l’efficacité des combats de la série. De quoi satisfaire les habitués qui aiment mettre leurs réflexes à l’épreuve face à d’autres joueurs. De notre côté, nous avons toutefois privilégié la campagne solo, déjà suffisamment généreuse pour nous tenir en haleine pendant de longues heures.

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Il faut dire qu’entre la claque technique, les séquences spectaculaires et le plaisir de jeu absolument monstrueux, nous avions déjà largement de quoi faire. Et puis, retrouver Marcus et Dom aux origines de la saga, c’est aussi une histoire que nous avions envie de savourer à notre rythme. Et c’est déjà beaucoup. Très beaucoup, même.

Rappelons que ce Gears of War E:Day est (pour l’heure) exclusif Xbox Series/PC, contrairement à un Forza Horizon 6 qui arrivera début janvier sur PS5. Le jeu est également disponible via la formule Ultimate du Xbox Game Pass.

Un sérieux prétendant au GOTY 2026

Évidemment, tout n’est pas nécessairement parfait. La formule reste familière, certaines mécaniques sont bien connues des habitués et E-Day ne cherche pas à révolutionner le jeu d’action à la troisième personne. Mais est-ce vraiment ce qu’on lui demande ? Pas forcément.

Nous attendions un grand Gears of War, capable de retrouver l’efficacité de la trilogie originelle tout en profitant de la puissance des consoles actuelles. Nous voulions des fusillades intenses, des moments spectaculaires, des personnages attachants, une campagne généreuse et cette sensation de puissance qui donne envie de reprendre la manette dès que possible.

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E-Day coche toutes les cases. Mieux encore, il nous procure ce plaisir immédiat que certaines grosses productions oublient parfois en cherchant à en faire toujours plus. Il ne nous demande pas de patienter dix heures avant de révéler son potentiel, ni de remplir une succession de tâches pour mériter les meilleurs moments. Il nous embarque, nous régale et nous donne envie d’y retourner. Il est ENORME.

Alors oui, le jeu mérite selon nous un solide 10/10. Non pas parce qu’il serait irréprochable, mais parce qu’il accomplit avec un talent fou tout ce que l’on attend d’un excellentissime Gears of War. Et parce que le plaisir ressenti manette en main reste, à nos yeux, l’un des critères les plus importants pour juger un jeu vidéo, et quel divertissement que cet E-Day.

Pour ce qui est du GOTY 2026, la bataille s’annonce néanmoins compliquée face à des poids lourds comme GTA VI et Ocarina of Time, qui pourraient eux aussi marquer les prochains mois. Mais The Coalition a clairement placé la barre très (très) haut.

Notre avis concernant Gears of War E-Day

Une claque technique, une campagne généreuse et un plaisir de jeu absolument MONSTRUEUX. Gears of War: E-Day nous rappelle les grandes heures de la licence et offre à la Xbox Series X une véritable vitrine de cette génération. Mais au-delà de ses prouesses techniques, le jeu nous rappelle surtout ce qu’est un grand divertissement vidéoludique : une aventure qui nous amuse, nous embarque et nous donne envie d’y retourner encore et encore. Vingt ans après le premier épisode, nous retrouvons cette même envie de jouer, encore et encore, simplement parce que l’on prend un pied monumental. Et au fond, c’est peut-être ça, la plus belle réussite du jeu. Si vous aimez Gears of War, il serait vraiment dommage de passer à côté.

Gears of War: E-Day

10

Note Globale

10.0/10

On aime

  • Cette BAFFE TECHNIQUE ! Wow !
  • Ce feeling, manette en mains
  • Nouveaux mouvements bienvenus
  • Les boss, MONSTRUEUX
  • Les possibilités en multi (local et en ligne)
  • Le meilleur Gears depuis loooongtemps !

On aime moins

  • Oui, la zone "ouverte" n'est pas fofolle...
  • Euh...