#Rétrogaming : Tu te souviens… The Flash, sur SEGA Master System ?

Un cours d’histoire médiévale séché, une SEGA Master System et un héros supersonique : il n’en fallait pas davantage pour marquer les souvenirs d’un jeune joueur nommé Turk182. Avec The Flash, SEGA nous propulsait dans un jeu de plateforme aussi original que nerveux, qui avait quelques arguments à faire valoir… mais aussi de quoi faire grincer des dents !

Le jeu The Flash sur SEGA Master System

A l’ère de la 4K, du ray-tracing et des 60 (ou 120) fps, il est bon de se replonger dans nos jeux vidéo d’antan, ceux que l’on prend plaisir encore aujourd’hui à lancer sur NES, sur Master System, sur Super Nintendo, PC Engine ou encore sur un bon vieil ordinateur de l’époque. Un petit coup d’oeil dans le rétro(gaming), comme un petit voyage vidéoludique dans un passé lointain. Une chronique animée par Turk182, que l’on vous invite chaudement à découvrir sur son excellent « Rétroblog ».

The Flash, l’adaptation Master System

Salut les vieux ! Nous sommes le lundi 27 juin 1993, il est précisément 15h04. Nous sommes en cours d’histoire médiévale avec Mr « Gizmo », surnommé ainsi pour des raisons de taille et pilosité identiques à celles de la créature crée par Chris Columbus et mise à l’écran par Joe Dante.

A 15h17, mon voisin Bulbe, surnommé ainsi pour la ressemblance entre son ventre et la partie comestible de l’oignon, me glisse un petit mot sur lequel je peux lire : « à la pause, je rentre chez moi jouer à la Master System ! »

Le jeu The Flash sur une SEGA Master System
©Turk182

Choqué, j’essuie le fil de bave qui perlait entre mes lèvres et le bureau sur lequel je m’étais assoupi, m’empare de mon stylo Bic 4 couleurs et répond : « Je viens avec toi ! ». Trois quart d’heure après, nous étions confortablement installés dans sa chambre avec dans la console l’excellent jeu The Flash.

Dans The Flash, nous devons surmonter 5 niveaux, chacun divisé en 3 phases, la dernière étant la confrontation finale contre un Boss. Tout ce qu’il y a de plus normal dans un jeu de plateforme des années 90. Ce qui m’a immédiatement surpris lorsque le jeu a démarré se sont les graphismes et les décors.

Comme une véritable bande dessinée !

Bien que les sprites soient plutôt bien réalisés et détaillés, ils sont plus petits que la normale. Mais en fait, cela compense avec les décors qui eux laissent un très large espace à l’écran. Mais ce qui surprend encore plus, c’est le soin apporté pour que ce jeu ressemble à une véritable bande dessinée.

Il y a de nombreuses scènes où des vignettes et des personnages principaux apparaissent en haut de l’écran, même l’écran de Game Over nous montre Flash vaincu en vignettes. Je me souviens avoir trouvé ces détails très opportuns pour nous mettre dans l’ambiance.

Au niveau de la manette Master System, contrôler Flash est un véritable calvaire, même si l’on s’y habitue peu à peu, ainsi qu’à sa vitesse. Cependant, ce qui n’est pas aussi facile à accepter, c’est que lorsque nous sommes frappés par un ennemi, nous sommes projetés en arrière, ce qui devient, à la longue très pénible. Bulbe m’avait prévenu, mais je n’en n’avais pas mesuré les effets jusqu’à prendre moi-même la manette.

Le jeu The Flash sur une SEGA Master System
©Turk182

J’ai le souvenir que je trouvais le jeu un peu compliqué. S’habituer à la vitesse de Flash est nécessaire pour progresser, et il fallait vraiment rester concentré au maximum, encore plus qu’en cours d’histoire médievale.

L’autre piège, c’était le fait d’avoir une limite de temps pour terminer les niveaux, cela nous poussait à courir trop rapidement, ce qui nous faisait inévitablement rebondir contre les ennemis… et piquer des crises de nerfs.

Le jeu The Flash sur une SEGA Master System
©Turk182

Hormis cela, Flash peut frapper ou briser des boîtes d’objets en utilisant sa vibration dans plusieurs directions, cependant cette attaque est limitée mais peut se recharger dans certains niveaux. Il peut également tourbillonner comme une tornade pour attaquer les ennemis comme notre ami Taz dans Tazmania également sur Master System.

Malgré tous ses petits défauts, ce The Flash m’a bien marqué, peut être pour son côté bande dessinée ou simplement parce que j’étais bien mieux ici en compagnie de Bulbe et sa Master System qu’en cours d’histoire médiévale…