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Test F.I.S.T. : un lapin, un Metroidvania… et un excellent jeu PS5

On vous le concède, le jeu signé TiGames dispose d’une appellation très originale. F.I.S.T. (pour Forged in Shadow Torch) est un Metroidvania disponible depuis quelques jours sur les consoles PlayStation et sur PC. Il met en scène le lapin Rayton, un ancien soldat de l’Armée de Résistance, qui avait décidé de mener une vie d’ermite après l’envahissement de la ville de Torche, par les Legion Dogs. Mais à la suite de l’arrestation de son ami Urso, il est obligé de commencer son voyage de riposte en brandissant son poing de métal géant. Ce qui va l’amener, avec le joueur, dans une aventure pleine de (bonnes) surprises. Notre test complet !

Test F.I.S.T. : Forged in Shadow Torch sur PS5

On ne va pas se mentir, avec son côté Metroidvania assez sérieux, qui met en scène un lapin bougon doté d’un poing mécanique géant et un univers maltraité par un légion de chiens anthropomorphes, F.I.S.T. a clairement de quoi interroger et inquiéter. S’agit-il en définitive d’un petit coup de génie de la part des chinois de TiGames, ou d’un raté monumental ? Durant notre test, si les premiers instants de l’aventure nous ont fait craindre le pire, le résultat se révèle finalement très agréable, pour peu que l’on fasse fi de quelques petites maladresses.

En effet, les premiers pas de F.I.S.T. sont assez délicats, avec une intrigue dans laquelle on peine un peu à entrer, mais aussi (et surtout) un gameplay qui parait un chouia dirigiste et limité. Heureusement, on va rapidement pouvoir explorer les lieux plus librement, mais on va aussi mettre la main sur de nouveaux outils, qui vont non seulement faciliter la progression, mais aussi venir complexifier le gameplay.

Les capsules permettent de mettre la main sur de nouvelles aptitudes

A vrai dire, le système de combats qui peut paraitre limité dans un premier temps s’avère assez vite très riche et très complet. Certes, on peut s’en tenir à un ou deux combos plutôt simples, mais comme dans un Devil May Cry, on peut jongler entre les trois armes de Rayton pour faire davantage de dégâts. Chaque armes peut être améliorer, tout comme les gadgets d’ailleurs.

Une progression très soignée

Côté progression, Metroidvania oblige, F.I.S.T. propose une douzaine de zones distinctes, lesquelles pourront être interconnectées via un système de téléporteur ou de train. Bien sûr, au premier passage, de nombreux endroits sont inaccessibles, et il conviendra alors d’y revenir plus tard pour découvrir un bonus caché, un boss secondaire ou tout simplement la route qui mène vers un nouveau pan de la map.

Le Gang des Rats… oui oui

Si le jeu propose d’excellentes phases de combats, il propose aussi des moments plus calmes, avec une belle place accordée à l’exploration et à la plateforme. Certains passages plutôt exigeants vous rappelleront d’ailleurs un certain Ori, et c’est tant mieux.

Visuellement, sans trop en faire, F.I.S.T. propose une direction artistique très travaillée, avec une ambiance de type « dieselpunk » qui permet de traverser de nombreux environnements très variés. Rien de foncièrement original toutefois, puisqu’il faudra traverser une vieille ville, une usine, une prison ou encore des égouts, mais l’ensemble, en plus d’être interconnecté (Metroidvania oblige) est plutôt bien pensé, parfois très joliment travaillé, et jamais prise de tête côté progression.

Malgré la perspective, F.I.S.T. est un jeu qui se joue intégralement « en 2D »

Durée de vie

En ce qui concerne la durée de vie, il nous aura fallu une dizaine d’heures pour venir à bout du scénario principal de F.I.S.T.. Notre petit côté complétiste nous a amené à chercher le 100% sur chaque niveau, et à mettre la main sur tous les bonus du jeu (et sur le trophée Platine accessoirement), ce qui au total nous a monopolisé environ 15 heures. Une durée de vie tout à fait honorable donc, avec en prime des boss cachés, et même une arme ultime (et totalement optionnelle) pour qui prendra le soin de tout fouiller. A noter que le jeu s’autorise également quelques clins d’oeil amusants, notamment à un certain Castlevania.

Vous l’aurez compris, malgré un démarrage un peu laborieux, on a pris un vrai plaisir à terminer ce F.I.S.T. à 100%. Certes, on n’évite pas certains passages un peu plus ennuyeux que d’autres, mais dans l’ensemble, le jeu constitue une vraie bonne surprise, avec non seulement un aspect Metroidvania très soigné, mais aussi une réalisation assez somptueuse la plupart du temps, avec en prime pas mal de cutscenes et autres très beaux effets de profondeur, malgré le côté intégralement « en 2D » du jeu.

Soulignons toutefois qu’à l’heure actuelle, F.I.S.T. bénéficie uniquement de doublages en anglais ou en chinois, et de sous-titres en anglais. Une mise à jour devrait arriver prochainement pour apporter les sous-titres en français.

F.I.S.T : Forged in Torch City

8.5

Note Globale

8.5/10

On aime

  • L'univers soigné
  • Visuellement très joli
  • Les combats dynamiques et techniques
  • La progression Metroidvania impeccable
  • Durée de vie très correcte
  • Le prix (30€)

On aime moins

  • Le démarrage très poussif
  • Quelques passages un peu chiants quand même
  • Un jeu 100% en anglais