Accueil»Jeux vidéo»Death Stranding a-t-il soudoyé la presse pour avoir des notes parfaites…?

Death Stranding a-t-il soudoyé la presse pour avoir des notes parfaites…?

La polémique des tests Death Stranding

Vous le savez, Death Stranding, le dernier jeu made in Hideo Kojima, est désormais disponible en boutiques depuis le 8 novembre. Quelques jours plus tôt, le 1er novembre, certains journalistes et autres influenceurs rendaient leur verdict concernant le premier jeu de chez Kojima Productions.

Test Death Stranding PS4

Rien d’anormal à cela, la presse spécialisée et certains « élus » ayant la chance de recevoir certains titres en avance, afin de proposer une review complète à la sortie du jeu en question, voire à la levée d’un embargo, ce qui était le cas de ce Death Stranding. Des premiers tests dithyrambiques, avec des « game of the year » par ci, des « exceptionnel » par là, des « i just love this f***** game » par là.

Selon toute vraisemblance, et d’après les différents tests publiés en amont de la sortie du jeu, le dernier bébé (c’est le cas de le dire) de Hideo Kojima est une véritable bombe en puissance, un jeu à acheter absolument. Toutefois, certains joueurs ont rapidement décelé une étrange forme de connivence entre certains testeurs, et le créateur du jeu.

Death Stranding

Les bons amis de Hideo

En effet, Death Stranding inclut un joli casting, avec notamment Norman Reedus ou encore Léa Seydoux… mais aussi quelques grands noms de l’industrie vidéoludique. On y retrouve notamment le producteur Geoff Keighley, présentateur notamment des Game Awards. Il sera ainsi intéressant de voir si Death Stranding héritera du titre de « Jeu de l’Année » à l’occasion de la prochaine édition…

Test Death Stranding

Mais ce n’est pas tout, puisque dans Death Stranding, on peut également rencontrer un personnage inspiré de Hermen Hulst… le nouveau président de Sony Worldwide Studios. De quoi s’assurer une belle mise en avant de la part de PlayStation. Rappelons que le jeu inclut également un certain Conan O’Brien, célèbre présentateur américain.

Pire encore, il est possible de rencontrer dans le jeu le personnage de Hirokazu Hamamura, ancien rédacteur en chef du magazine Famitsu. Un magazine Famitsu qui a attribué la note de… 40/40 à Death Stranding. Troublant tout ça, non ?

Le traitement américain

En ce qui concerne la différence de traitement médiatique reçu par Death Stranding en Europe et au Japon par rapport aux Etats-Unis, où les verdicts sont un peu plus sévères, Hideo Kojima a tenu à préciser : « Je dois dire que le jeu a reçu des critiques élogieuses, particulièrement en Europe et au Japon. C’est aux États-Unis que nous avons reçu les critiques les plus négatives. Peut-être parce qu’il s’agit d’un jeu difficile à comprendre par un certain type de critique et de public. Les Américains sont fans de FPS et Death Stranding n’est pas un FPS, il va plus loin que cela. »

Death Stranding

En Europe, difficile également de passer sous silence les amitiés nouées entre Hideo Kojima et certains acteurs de la presse vidéoludique ou encore du YouTube Game, qui ont tous crié au génie avec Death Stranding, avec bien souvent une note frôlant (voire touchant) la perfection, malgré quelques défauts très récurrents comme certaines longueurs, de gros soucis de collision ou encore des combats peu engageants…

A cela s’ajoute le fait que certains d’entre eux ont également été « gâtés » par PlayStation, avec non seulement l’envoi du jeu en avance, mais également les éditions collectors de ce dernier, ou encore la console PS4 Pro en édition collector Death Stranding… Autant d’éléments susceptibles d »altérer » un jugement finalement, comme c’est le cas pour certains essais autos, certaines avant-première de cinéma…

Toujours est-il que, « conflit d’intérêt » ou non, Death Stranding dispose clairement de nombreuses qualités, qui en font un jeu vraiment à part. Outre une réalisation graphique impressionnante, le jeu s’ouvre progressivement au joueur, avec un gameplay de plus en plus varié, et un système de livraison de ressources, certes répétitif, mais bigrement (et étrangement) prenant. A cela s’ajoute un aspect collaboratif invisible très ingénieux, avec la possibilité d’utiliser une échelle ou une corde laissée par un autre joueur. Cela n’empêche pas le jeu de souffrir également de certains défauts, mais nous y reviendrons bientôt dans notre test complet.

PS4 Pro Collector Death Stranding
© Sony

Bref, un Death Stranding très énigmatique déjà lors de son développement, et qui n’a visiblement pas fini de faire réagir…