Quand Mario Kart rencontre Carrera : on a testé ce petit circuit de course, concentré de nostalgie et de fun
Le Carrera Mario Kart Table Top Racing Set réussit son pari : proposer un petit circuit compact, facile à installer et immédiatement amusant. Testé par un tandem père/fille, il nous a surtout rappelé que Mario et Luigi savent toujours faire la course… même sur le parquet du bureau.
Il y a des produits que l’on ouvre avec une certaine indifférence. Et puis il y a ceux qui donnent immédiatement envie de tout installer, là, maintenant, sans même prendre le temps de lire la notice. Que l’on soit papa, nostalgique des « circuits de l’époque » et accessoirement fan de Mario Kart, ou jeune enfant qui découvre cet univers si enthousiasmant, le Carrera Mario Kart Table Top Racing Set appartient clairement à la seconde catégorie.
Unboxing : difficile de faire meilleure première impression
La première impression est excellente. Le packaging est particulièrement aguicheur, très coloré évidemment, mais surtout qualitatif. On sent que Carrera a pris soin de la présentation, et cela commence dès l’ouverture de la boîte.
Les deux petites voitures, Mario et Luigi, sont très soigneusement maintenues sur une petite planche vissée. Pas question de les retrouver en vrac au fond du carton. Les 60 éléments de piste sont eux aussi parfaitement rangés, répartis dans deux petits cartons. Rien ne se balade, rien ne semble avoir été jeté là à la va-vite.
C’est un détail, certes, mais il participe énormément à cette première impression. On retrouve finalement ce petit plaisir que l’on pouvait avoir, enfant, en découvrant un nouveau circuit dans sa boîte. Sauf qu’ici, la finition et la présentation ont clairement évolué.
Et bonne nouvelle : cette impression de qualité ne disparaît pas une fois le carton vidé.
Installation : quelques minutes et Mario est déjà dans les starting-blocks
L’installation est d’une simplicité désarmante. Il faudra simplement prévoir un tournevis pour libérer les deux voiturettes de leur support. Les piles nécessaires aux télécommandes sont fournies, tout comme deux câbles USB pour recharger les voitures.
Les différents éléments de décoration viennent ensuite compléter le circuit. Là encore, Carrera a eu la bonne idée de ne pas imposer de stickers définitifs. Tous les éléments décoratifs viennent se positionner sur les bordures et peuvent donc être déplacés facilement. Pratique lorsque l’on décide, après trois tours, que finalement ce virage serait beaucoup plus drôle dans l’autre sens.
L’appairage est tout aussi enfantin. On allume la voiture avec son interrupteur, on allume la télécommande correspondante et… c’est parti. Pas de procédure compliquée, pas de synchronisation à rallonge : Mario et Luigi n’attendent personne.
Trois niveaux de puissance sont disponibles, avec un changement qui s’effectue simplement en appuyant sur le bouton central de la télécommande. Une bonne idée, notamment pour adapter progressivement la difficulté. Et justement, c’est probablement ici que notre test avec un enfant de 8 ans devient intéressant.
Une conduite nerveuse… peut-être même un peu trop pour les plus jeunes
Soyons honnêtes, à 43 ans, j’ai eu quelques flashbacks de mes propres circuits de voitures miniatures, et les réflexes reviennent vite. Sauf qu’après quelques minutes, il faut bien reconnaître que Mario comme Luigi ont tendance à rouler relativement vite.
La conduite est nerveuse, réactive, et finalement bien plus amusante que ce que je croyais. Le « problème », c’est qu’elle fonctionne essentiellement sur un principe très « on/off ». On accélère à fond, on tourne à fond, et il faut rapidement apprendre à doser ses gestes.
Le résultat est forcément très différent d’un jeu vidéo, puisqu’ici, pas question de corriger tranquillement sa trajectoire avec un petit coup de stick (ou avec une quelconque aide au pilotage).
Pour un adulte, la prise en main est immédiate, et on prend un vrai plaisir à tester les limites, en parvenant rapidement à doser l’accélération et la direction. Pour un enfant de 8 ans, elle demande un petit temps d’adaptation supplémentaire. Lors de notre essai, les premiers tours ont ainsi davantage ressemblé à une succession de sorties de piste qu’à un véritable Grand Prix.
Notre jeune pilote a toutefois rapidement pris le pli. Et surtout, elle a immédiatement adhéré au principe, avec la ferme volonté de s’améliorer tout en s’amusant. C’est finalement ce qui compte. Et au final, vaut-il mieux un pilotage immédiatement dompté, au risque de susciter rapidement un certain ennui, plutôt qu’un pilotage plus nerveux, plus fun, et qui propose donc une vraie courbe de progression ?
Petit bémol à signaler, les voitures ont une fâcheuse tendance à se retourner lorsqu’elles viennent toucher un peu trop brutalement une bordure. Cela peut devenir légèrement frustrant lorsque l’on enchaîne les tonneaux alors que l’on pensait justement avoir parfaitement négocié son virage. Mais il suffit généralement de ralentir un peu. Enfin… quand on y pense.
Une création de circuit sans réelle limite
Avec ses nombreux éléments, le Carrera Mario Kart Table Top ne se contente pas d’imposer un tracé unique. On peut modifier rapidement la configuration, élargir certains passages, multiplier les virages ou au contraire privilégier une portion plus rapide. Le nombre de pièces permet de varier suffisamment les plaisirs, tout en conservant un ensemble relativement compact.
Et c’est là que le terme Table Top prend tout son sens. Pas besoin de consacrer une pièce entière de la maison à son circuit Carrera. Une table suffisamment grande, quelques minutes de montage et le Grand Prix peut commencer.
Mais il existe aussi une autre possibilité, évidemment, celle de retirer les barrières et s’affranchir complètement du tracé, à la manière d’un certain Mario Kart World. Les voitures peuvent alors être pilotées beaucoup plus librement, avec un terrain de jeu qui devient quasiment illimité.
C’est peut-être même là que l’on retrouve le plus le côté « jouet » du produit. On commence par construire un circuit proprement, puis quelqu’un décide généralement que ce serait beaucoup plus drôle de faire rouler Mario sur le tapis. On peut également créer un immense circuit dans le salon, en délimitant simplement certains virages et autres passages obligatoires. A chacun de faire preuve d’imagination.
Seule véritable limite à cette liberté : l’autonomie. Comptez un peu plus d’une vingtaine de minutes environ avant de devoir passer par la case recharge. Ce n’est pas énorme, surtout lorsque les courses s’enchaînent avec un enfant qui réclame immédiatement « une dernière partie ». Mais pour le reste, le bilan est franchement positif.
Le Carrera Mario Kart Table Top Racing Set tient finalement parfaitement sa promesse. Il est très bien présenté, simple à installer, suffisamment modulable pour renouveler les tracés et surtout immédiatement amusant. Adulte comme enfant, il nous a également rappelé quelque chose d’assez simple, le fait que certains jouets traversent plutôt bien les générations. Le plaisir de construire un circuit, de faire vrombir sa petite voiture et de tenter de prendre un virage un peu trop vite n’a finalement pas beaucoup changé.
Et pour la petite histoire, après Mario Kart, c’est Sonic qui rejoint les rangs de Carrera Toys, avec notamment deux modèles Carrera RC Sonic Racing CrossWorlds à l’effigie de Sonic et Tails. Longs d’environ 25 cm, ils disposent d’une radiocommande Full Function en 2,4 GHz, de trois modes de vitesse et de pneus en caoutchouc conçus pour assurer une bonne adhérence.