L’avènement d’un nouveau royaume

Disponible sur PlayStation 4 et PC depuis le 23 mars dernier, Ni No Kuni 2 est un J-RPG développé par le studio Level-5. Si son nom vous dit peut-être quelque chose, c’est tout à fait normal puisque Level-5 est également responsable, avec l’aide des studios Ghibli, d’un premier volet sorti en 2013 sur PlayStation 3. Rassurez-vous, l’aventure proposée par Ni No Kuni 2 se déroule plusieurs années après son grand frère. En dehors de quelques références, elle ne nécessite donc pas l’obligation d’avoir fait son aîné. Et même si dans ce deuxième volet, les studios Ghibli ne sont plus de la partie, force est de constater que leur influence est toujours présente pour le bonheur de nos yeux !

ni-no-kuni-2-#1

Heal the world, make it a better place !

L’histoire de Ni No Kuni 2 : l’avènement d’un nouveau royaume commence tout d’abord dans un univers proche au notre. Nous y découvrons le premier protagoniste que nous incarnerons : Roland, président d’un pays démocratique victime d’une attaque nucléaire qui le verra téléporté dans un autre monde. Dans ce dernier, il va rencontrer le jeune Evan, un prince victime d’un coup d’état orchestré par Ratoléon, premier conseiller de son père, le roi Léopold mort empoisonné par les hommes de Ratoléon. Si l’on pouvait s’attendre à ce que le scénario de Ni No Kuni 2 soit une vendetta pour reconquérir le royaume de Carabas, il nous invite bien au contraire à prendre une direction différente en construisant un nouveau royaume destiné à répandre la paix dans le monde : le royaume aux mille sourires.

ni-no-kuni-2-#2

Un scénario plutôt original donc, qui se concentre d’avantage sur la constitution du royaume que le classico match des gentils contre les méchants. La progression se fait d’ailleurs souvent à base de rebondissements. Vous commencez tout d’abord votre périple en fuyant votre ancien royaume, puis vous vous mettrez ensuite en quête d’un Gardien : une créature légendaire indispensable à toute personne prétendante au titre de roi. Les événements vous conduiront enfin à rencontrer différents royaumes afin de les rallier à votre cause. C’est sur ce fond politique que vous allez découvrir un univers doté de décors riches et variés. Leur aspect graphique n’a d’ailleurs pas à rougir du manque des studios Ghibli ! Certains offrent des panoramas vraiment très sympathiques pour nos rétines ! En outre, le gameplay ne se contente pas de vous proposer une succession de combats aléatoires. Ici, Level-5 puise dans différents styles du jeu video pour proposer sa propre sauce.

Un gameplay pour tous les goûts !

La prise en main de Ni No Kuni 2 est dans l’ensemble plutôt intuitive. Le joueur déplace son groupe sur une carte ou dans des donjons. Les combats sont quant à eux en temps réel. Après avoir engagé l’ennemi, vous devez donc gérer le déplacement du personnage « leader » de votre groupe et porter vous même les coups. Bien sur, vous serez épaulé par les membres de votre groupe ainsi que les Mousses : une forme d’esprit qui augmentera certaines de vos capacités en combat. Les menus sont bien pensés et le tout est intelligemment orchestré par des tutoriels qui vous expliquent très simplement comment connaitre les subtilités offertes par le titre. Pourtant, face à ce résultat très convainquant, on pourra pester un peu contre l’obligation de repasser par la case menu pour se soigner.

Cela permet certes de prendre le temps de gérer tranquillement le statut de son équipe, mais cela casse toutefois un peu la dynamique des combats… Rassurez-vous, vous n’aurez toutefois que peu souvent l’occasion de réaliser cette action en plein combat. La faute à une difficulté du titre qui se veut vraiment basse. On progresse facilement dans Ni No Kuni 2, et en dehors de la fin du jeu et quelques ennemis volontairement gonflés, on ne ressent pas nécessairement un vrai challenge et une nécessité à faire du leveling. En résulte un jeu qui se veut plutôt ouvert et qui sait se faire désirer avec un goût de reviens-y.

ni-no-kuni-2-gestion-royaume-#1
ni-no-kuni-2-#8

S’il est indiscutable de ne pas citer la série Tales Of pour l’inspiration des phases de combat, le studio Level-5 puise également dans le genre stratégie temps réel pour proposer au joueur un mode conquête et défense de royaume. Concrètement ici, le développeur nous invite à gérer des escadrons d’unités, dont les objectifs se veulent variés : abattre des unités ennemis, défendre un bâtiment, terrasser un capitaine, bref un jeu dans le jeu ! Couplez cela à la gestion de la construction de votre royaume (construction de bâtiments, recrutement d’unités, R&D…) et vous obtenez une approche plutôt originale du genre !

ni-no-kuni-2-#7

Un jeu bien dosé, un gout de reviens-y.

Côté durée de vie, comptez une bonne grosse trentaine d’heures de jeu pour accomplir la quête principale de Ni No Kuni 2. Les puristes auront bien évidemment le loisir d’améliorer au maximum le royaume et de faire un lot de quêtes annexes pour compléter cette aventure. Mais finalement ce que l’on apprécie le plus c’est surement son côté très abordable. Comme nous l’avons dit précédemment, le jeu ne se veut pas élitiste et est ouvert à des joueurs qui n’ont pas l’habitude de ce genre. Mélangez cela à son style graphique, sa bande sonore (composée par Joe Hisaishi) et ses différentes mécaniques de jeu et vous obtenez un titre vraiment complet.

Notre avis

8.5
Que l'on soit fan ou pas du genre, Ni No Kuni 2 : l'Avènement d'un Nouveau Royaume réussit à séduire les joueurs de tout horizon. La prise en main intuitive, les différents styles de jeu proposés au sein même de l'aventure, son rythme entraînant et sa durée de vie pas trop abusive en font un met qui laisse à chaque fin de partie un gout de reviens-y. On se surprend donc à revenir continuer sa partie et à boucler le jeu finalement sans vraiment de difficulté, mais avec une certaine forme de satisfaction d'avoir pu terminer un J-RPG !
7 Avis d'utilisateur
Notre Avis 8.5

Les plus

La direction artistique, un cel-shading au top, une bonne durée de vie, le mode royaume.

Les moins

Un manque de difficulté, une ergonomie encore perfectible.

Commentaires