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Test Werewolf : The Apocalypse – Earthblood, l’apocalypse à son sommet ?

Inspiré du jeu de rôles du même nom, le nouveau bébé de Cyanide, Werwolf : The Apocalypse – Earthblood est disponible sur nos consoles. Présenté sous la forme d’un jeu action RPG en vue à la troisième personne, la production du soft édité par l’éditeur français Nacon a commencé fin 2016 et a ensuite été annoncé publiquement en janvier 2017. Puis présenté pour la première fois à l’E3 2019 à Los Angeles. Le jeu des frenchies de Cyanide arrive-t-il à séduire le public fana de jeux de rôle (et des loups-garous comme dans Resident Evil Village) ? Notre avis !

Test Werewolf

Werewolf: The Apocalypse – Earthblood, le test !

Le contexte met en scène Cahal, un loup-garou écoterroriste, ce dernier est banni de son clan. Il lutte contre la société Pentex, cette dernière est dirigée par un vampire, ils se battent aussi contre la pollution que cette entreprise provoque. L’aventure se passe à travers les zones du Nord-ouest des États-Unis, Cahal peut se transformer en Loup, en humain ou en loup-garou. Le contexte est surtout une lutte de pouvoir entre les différentes races et factions du jeu.

Les vampires qui combattent contre les loups garous s’intègrent aux humains, tandis que les « Garou » eux, vivent reclus dans la nature, à l’écart des humains. Le clan « Garou » est décrit comme le système immunitaire de la planète. Ils œuvrent pour la protection de la nature. Les Marcheurs sur Verre pensent que l’humanité peut résoudre les problèmes environnementaux en utilisant la technique. Les Furies Noires luttent pour le féminisme, les droits des femmes et l’égalité des sexes. Les Rongeurs d’Os se soucient de la classe sociale et se battent pour les peuples économiquement opprimés et autres. Bref ces clans se querellent le pouvoir et se battent pour leurs causes.

Le grand méchant Loup

La mise en scène est assez maladroite de manière générale, l’enchainement entre gameplay et cinématiques est plutôt abrupt. Dommage car il y avait matière à faire mieux. Le pitch est plutôt original, son mélange d’écologie et des différentes causes (féminisme, racisme) résonnent dans notre contexte actuel, malheureusement Cyanide n’en a pas profité pour nous pondre un scénario de qualité. Pour ce qui est de la narration, c’est du même niveau que le reste, alternant le moyen et le mauvais. L’écriture des dialogues est somme toute assez standard, on n’a pas forcément envie de s’intéresser aux personnages. Même Cahal, le héros du jeu est tout droit sorti d’un jeu de 2008. Vous l’aurez compris, les qualités du titre ne se trouvent pas dans son histoire et ses personnages.

Werewolf est divisé en plusieurs couches de gameplay. L’exploration qui consiste à collecter des documents, des esprits et autres restes agréables puisque la direction artistique la rend plaisante à effectuer. Cette dernière se fait dans différents hubs ouverts, attention ce n’est pas un monde ouvert. Malgré tout il réside un défaut, les allers-retours sont fréquents.

Une autre composante du soft est l’infiltration, elle est ratée. C’est quasiment impossible de nettoyer une salle remplie d’ennemis en totale infiltration. En effet quand un ennemi est averti, ils le sont tous, comme s’ils communiquaient par la pensée. C’est frustrant. Pour ce qui est de la partie action, elle est viscérale et jouissive. Ces phases se passent sous la forme du loup-garou et sont très stylisées, en effet ce sont les phases de combat qui sont les plus réussies. C’est le point fort du jeu. Elles se déroulent quand on choisit de passer en mode action.

Vous pouvez équiper certains types d’attaque, cela dépendra de votre investissement dans votre arbre de compétences. Les points de compétences sont acquis en réalisant des missions secondaires et principales mais aussi en tuant des ennemis et des boss. Le mode rage est déclenché une fois que vous aurez rempli votre jauge en tuant les ennemis. On se soigne en tuant des ennemis. Pour ce qui est de l’exploration elle est possible en humain ou en Loup, pareil pour l’infiltration. La forme du loup est utilisée pour l’exploration, le pistage, l’espionnage et la furtivité et pour aussi pénétrer des passages étroits.

La forme humaine est utilisée pour des interactions avec l’univers ou les autres personnages, par exemple l’utilisation de machines et la conversation avec des choix. La forme de loup-garou est utilisée pour le combat. Sous forme humaine, les autres personnages ne sont pas conscients que le personnage du joueur soit un loup-garou, ce qui permet au joueur d’évoluer en toute discrétion. Chaque façon de jouer est divisée dans un arbre de compétences.

J’entends le loup, le renard et la belette

Concernant le contenu que nous offre le jeu, c’est plutôt léger. En effet a la part la campagne principale d’une durée de 6 à 9 heures en fonction de la façon dont vous jouer. C’est très peu pour un titre du genre. Pas de mode multijoueur à l’horizon donc. Même si le titre n’est pas très couteux à l’achat, il vous paraîtra un peu court pour un RPG.

En ce qui concerne la difficulté, le jeu n’est pas très difficile à parcourir, même en mode normal c’est une promenade de santé, que ce soit contre les boss ou les mots. En plus du niveau normal, un mode facile et difficile est disponible, le soft s’avère plus jouissif et plus retord en difficile. Malgré cette difficulté artificielle peu de contenus annexes sont disponibles pour rallonger l’expérience.

Quelques missions annexes peu intéressantes seront présentes ainsi que des collectibles, comme des documents, des esprits et autres à collecter dans les différents environnements du titre. Pour les environnements, ce n’est pas très varié, les niveaux se passent dans des bases et quelques fois dans la forêt.

Le monde se découpe en hub ouvert, chaque hub à un camp et des bases où se passeront les missions avec entre des zones tampons comme des forêts ou des déserts. Voilà c’est à peu près tout, c’est peu.

Le mélange d’exploration, d’infiltration et de combat prend malgré tout, surtout en phases de combat. Werewolf The Apocalypse – Earthblood est court donc, moins de 10 heures. Des succès et trophées seront là pour les amateurs de complétion.

Frères de sang

Pour la partie visuelle, Werewolf : The Apocalypse – Earthblood tourne sous Unreal Engine 4. Le résultat est décevant, on a l’impression de se retrouver face à un jeu de 2008. Heureusement que la direction artistique et le chara-design sauvent un peu le tout.

Le jeu n’est jamais pris en défaut pour ce qui est de la fluidité, aucun ralentissement n’est donc à signaler. Pareil pour la partie technique, pas de bugs, pas de freezes, ni de crashs à signaler. Le soft est bien fini, c’est un bon point en 2021 vu l’état des jeux sortis comme Cyberpunk 2077.

Moyenne production oblige, les voix sont en anglais et les sous-titres en français, pas de soucis à signaler en général. La qualité des doublages est correcte sans plus, pas de fulgurances dans le jeu d’acteur donc. Pour ce qui est des bruitages et des musiques, c’est plutôt de bonnes factures sans plus.

Pas d’Olivier Derivière a la bande-son, comme dans quasiment toutes les dernières productions françaises de ces dernières années. Cette fois-ci c’est en interne, sans qu’on sache qui est le compositeur en chef, c’est Cyanide qui s’est occupé de la partie audio.

Revenons sur la partie artistique, si dans l’ensemble, elle est plutôt réussie grâce à ses forêts denses en autres, elle s’avère moins réussie quand il s’agit de s’aventurer dans les bases ennemies, en effet, elles se ressemblent de bout en bout. Chaque camp est similaire, heureusement que les parties extérieures sont présentes.

Notre avis concernant Werewolf : The Apocalypse - Earthblood

Sur le papier, Werewolf : The Apocalypse se montrait prometteur. En effet, le titre du studio français avait tout pour plaire, un bel univers, un prix contenu et une belle direction artistique. Malheureusement, malgré ces quelques qualités comme sa direction artistique et son propos écologique, le dernier bébé de Cyanide est très en dessous de ce qu’on attend d’un jeu qui sort en 2020. Techniquement, le jeu est quand même propre et fluide, une qualité trop rare ces derniers mois. Parmi ces tares, une histoire par franchement intéressante, une qualité graphique indigne et un gameplay en infiltration pas au niveau. Le jeu issu de l’univers de Werewolf est une déception. Dommage que le titre soit un peu court en passant. Vous l’aurez compris, on ne vous conseille pas Werewolf : The Apocalypse – Earthblood, et c’est bien dommage.

Werewolf : The Apocalypse - Earthblood

4

Note Globale

4.0/10

On aime

  • Un jeu avec des loups-garous
  • Les combats sympathiques
  • La bande-son rock-métal pour ceux qui aiment ça

On aime moins

  • Scénario inintéressant
  • Court (entre 6 et 9h)
  • Indigne graphiquement
  • L’IA encore et toujours…
  • Répétitif et level design pas fou
  • Caméra capricieuse