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#Rétrogaming : Tu te souviens… Aladdin sur Super Nintendo et SEGA Mega Drive

Aladdin Super Nintendo vs Aladdin Mega Drive

Oubliez les rivalités modernes Call of Duty/Battlefield, Gran Turismo/Forza Motorsport et autres Uncharted/Tomb Raider. Dans les années 90, c’est l’adaptation vidéoludique d’une licence Disney qui a fait saigner plus d’un nez dans les cours de récré : Aladdin. En effet, d’un côté, « le Aladdin » de la Super Nintendo, paru en 1993 sous la tutelle de Capcom. De l’autre, « le Aladdin » de la SEGA Mega Drive, lancé lui aussi en 1993, mais signé Virgin Interactive. Deux visions différentes de l’oeuvre originale, qui, aujourd’hui encore, sont régulièrement à deux doigts de briser certaines amitiés…

En effet, à l’approche de Noël 1993, deux versions d’Aladdin arrivent sur les étals de Continent, Mammouth et autres King Jouet. Toutefois, contrairement au Roi Lion ou à Mickey Mania (pour ne citer qu’eux), les versions Super Nintendo et SEGA Mega Drive d’Aladdin n’ont absolument rien en commun, si ce n’est le titre évidemment. Les deux jeux s’inspirent du dessin animé de Disney lancé quelques mois auparavant, avec une version très fidèle du côté de chez Capcom, et une vision plus originale sur MegaDrive, avec un jeu chapeauté par David Perry (Earthworm Jim, MDK, Global Gladiators…).

La version Super Nintendo d’Aladdin

Sur Super Nintendo, c’est évidemment Capcom qui s’est chargé d’adapter Aladdin en jeu vidéo. Depuis la NES, l’éditeur nippon s’est fait un malin plaisir de proposer des jeux de plateformes inspirés des licences Disney, avec notamment l’excellent Duck Tales, mais aussi Tic & Tac, Darkwing Duck (Myster Mask), Talespin, La Petite Sirène…

Aladdin Super Nintendo
Contrairement aux versions Euro et US, la version japonaise d’Aladdin ne met pas le génie en avant. Une décision prise par Disney à l’époque, contre l’avis de Shinji Mikami (selon ce dernier)

Une version SNES qui débute sur une très belle introduction, plongeant immédiatement le joueur dans une ambiance très… Disney. On retrouve ainsi le prince des voleurs, sur le marché d’Agrabah, qui doit se défaire des gardes en leur sautant dessus, avec la possibilité de lancer des pommes pour les assommer. Aladdin peut également s’accrocher aux rebords, rebondir sur divers éléments, et même planer avec un drap… Bref, pour l’enfant de 11 ans que je suis, j’ai l’impression de jouer au dessin animé, et c’est un véritable bonheur.

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Graphiquement, le jeu est très soigné, avec des niveaux là encore très fidèles au dessin animé (le marché, la grotte, le niveau du génie, le tapis volant…) et les musiques reprennent elles aussi les principaux thèmes, avec notamment la présence de Ce Rêve Bleu et Je Suis Ton Meilleur Ami. Bref, difficile de ne pas tomber immédiatement sous le charme du jeu, qui figure parmi les meilleurs souvenirs Super Nintendo de nombreux joueurs aujourd’hui encore (c’est mon cas), malgré un côté un peu plus « gnangnan » que la version Mega Drive il faut bien l’admettre..

Pour la petite histoire, le projet Aladdin a été confié chez Capcom au jeune Shinji Mikami, qui sera un peu plus tard à l’origine d’un certain Resident Evil. A noter que ce même Aladdin est revenu quelques années plus tard sur GameBoy Advance, avec un niveau bonus exclusif.

La version Mega Drive d’Aladdin

Sur MegaDrive, contrairement à d’autres jeux parus sur les deux plateformes, Aladdin tient la dragée haute à son homologue SNES. Les équipes en charge du jeu se sont évidemment inspirées du long métrage de Disney, mais ont toutefois laissé libre court à leur imagination, ce qui permet de bénéficier d’un level design très original parfois. Un côté « infidèle« , qui a débouché sur un jeu bourré d’humour, avec quelques animations vraiment au top (les chameaux notamment). Le studio a également décidé d’équiper Aladdin d’une épée, qui lui servira à éliminer ses ennemis, avec des combats rappelant (de loin hein) ceux de Prince of Persia.

Aladdin Super Nintendo MegaDrive

Un côté « combat à l’épée » qui reste aujourd’hui encore un point de discorde pour de nombreux joueurs, pour qui Aladdin n’a pas à « tuer » ses ennemis. Toujours est-il que cette version MegaDrive partage (forcément) quelques similitudes avec la version Super Nintendo au niveau de certains décors, mais il s’agit vraiment d’un épisode totalement différent, si bien que les deux versions peuvent (à mes yeux) davantage être perçues comme des jeux complémentaires, plutôt que réellement concurrents. Aucun souci donc pour prendre un vrai plaisir avec la version Super Nintendo, tout comme avec la version MegaDrive.

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Et s’il fallait trancher (chérie) ?

En ce qui me concerne, j’ai toujours préféré la version Super Nintendo d’Aladdin. A cela, plusieurs raisons. D’une part, je n’avais pas de MegaDrive à l’époque, et donc forcément, tout ce qui était sur la console concurrente était moins bien, c’est logique ^^. D’autre part, la version Super Nintendo d’Aladdin m’a toujours fascinée par ses graphismes, mais aussi par son incroyable fidélité au dessin animé. Comme dit plus haut, j’avais littéralement l’impression de « jouer le film« , une sensation assez extraordinaire à l’époque. J’adorais (et j’adore toujours) aussi ce côté « non violent », avec un Aladdin qui assomme ses ennemis, plutôt que des les occire au sabre comme sur MegaDrive.

Aladdin Super Nintendo MegaDrive
A gauche, la cartouche Super Nintendo (avec la boite Super Famicom) d’Aladdin, à droite, la version MegaDrive

Les années passant, j’ai pris le soin de faire l’acquisition d’une MegaDrive, et (re)découvrir son incroyable ludothèque, et ce fameux Aladdin. Indéniablement, en toute objectivité, on ne peut que reconnaître les qualités de la version MegaDrive, même si j’avoue avoir un peu de mal à me faire à ses décors un peu trop chargés parfois. Difficile également de ne pas apprécier le dynamisme de cette version SEGA, avec en prime quelques excellentes trouvailles côté gameplay et quelques jolis easter-eggs. Néanmoins, s’il ne fallait en choisir qu’un, je resterais fidèle à la version Super Nintendo, forcément influencé, je le sais bien, par mes sensations et souvenirs d’antan.