#Rétrogaming : Tu te souviens… Dragonfire sur Colecovision ?
Comme chaque vendredi, avec Turk182, on replonge dans cette époque où les pixels avaient un goût particulier et où chaque nouvelle machine ouvrait un monde de possibilités. Zoom sur Dragonfire sur Colecovision, un jeu dont la simple vue de la jaquette était susceptible de déclencher un achat compulsif.
A l’ère de la 4K, du ray-tracing et des 60 (ou 120) fps, il est bon de se replonger dans nos jeux vidéo d’antan, ceux que l’on prend plaisir encore aujourd’hui à lancer sur NES, sur Master System, sur Super Nintendo, PC Engine ou encore sur un bon vieil ordinateur de l’époque. Un petit coup d’oeil dans le rétro(gaming), comme un petit voyage vidéoludique dans un passé lointain. Une chronique animée par Turk182, que l’on vous invite chaudement à découvrir sur son excellent « Rétroblog ».
Du « Dragon », du « Fire », que demander de mieux ?
Salut les vieux ! Les vacances sont finies. Comme chaque année, j’ai pu aller me ressourcer dans mon petit village provençal où se sont déroulées la plupart des aventures que je vous partage depuis plus de 15 ans déjà.
Cette année, j’ai eu l’occasion de croiser mon ami Rodolphe, le seul possesseur d’une Colecovision dans mon petit village. C’est lui qui m’a fait découvrir cette console et par la même occasion regretter d’avoir choisi une Videopac à la place. Mais heureusement, depuis peu j’ai moi aussi cette Rolls Royce de la console de salon.
Nous nous sommes donc remémorés nos mercredis après-midi devant cette console et c’est comme cela que nous en sommes venus à parler de Dragonfire, un excellent jeu qui s’était enfouis au plus profond de ma mémoire. On peut dire qu’il m’a carrément débloqué un souvenir. Une fois rentré chez moi à Barcelone, j’ai donc lancé Dragonfire et je me suis pris une bouffée de nostalgie en pleine figure. Ce jeu, qui ne casserait pas trois pattes à un canard, m’a fait passer une des plus belles après-midis au tout début des années 80.
Je me souviens que ce jour-là j’étais partant pour une partie des Schtroumpfs, un jeu qu’il m’avait fait découvrir quelque temps auparavant et qui m’avait, pour l’époque, énormément marqué. Mais Rodolphe venait de recevoir un nouveau jeu et voulait absolument me montrer ce Dragonfire en action.
Un premier aperçu bancal, oui mais…
Lorsque le jeu démarra, je ne fus pas tellement emballé, je le regardai jouer et trouvai le jeu assez banal, jusqu’à que vienne mon tour.
Dragonfire est divisé en deux tableaux. Dans le premier tableau vous devez traverser un pont pour vous infiltrer dans le château. Des flammes, venant du dragon qui se trouve à l’intérieur, arrivent aléatoirement, c’est à vous de vous baisser ou sauter pour les éviter. Tout cela parait facile mais il fallait une certaine dextérité et mémoire pour arriver à bien cerner l’algorithme de l’arrivé des flammes.
Avec l’aide de Rodolphe, j’arrivai au bout de quelques essais à pénétrer dans le château et commencer ma quête du deuxième niveau. Celui-ci est simple, vous devez ramasser tous les trésors se trouvant dans la pièce et en évitant, une fois de plus, les flammes du dragon. Une fois votre butin ramassé, vous devez en ressortir par une porte qui se trouve à l’opposé.
Si vous ressortez vivant, vous recommencez les deux mêmes tableaux mais avec une difficulté accrue. Par exemple, au bout de la troisième fois, le pont levis du premier niveau se mettra en mouvement vous obligeant à bien calculer votre saut pour ne pas tomber dans l’eau des douves.
Ce qui était amusant et en a fait une après-midi inoubliable, c’est que nous jouions chacun nos deux niveaux et l’autre prenait le relais pour recommencer les niveaux en mode difficulté avancée. C’était ça (aussi) la magie du multijoueur des années 80.
Cela m’a fait énormément plaisir de passer ce moment avec Rodolphe, qui du haut de ses 53 ans n’a jamais oublié notre amitié éphémère et notre passion pour les jeux vidéo. J’espère sincèrement qu’il lira mon article et qu’il sera fier d’être la personne qui m’a fait découvrir la Colecovision.