C’est quoi Dragon Ball SD, cette version pensée pour faire découvrir l’univers de Goku aux plus jeunes ?

Il y a des mangas que l’on lit, et d’autres qui nous accompagnent toute une vie. Dragon Ball appartient clairement à la deuxième catégorie. Avec son douzième tome tout juste paru, Dragon Ball SD offre une porte d’entrée à part vers l’univers de Goku, entre nostalgie et transmission générationnelle.

Le Tome 12 du manga Dragon Ball SD
©THM Magazine

Il suffit parfois d’ouvrir un vieux manga pour avoir l’impression de faire un bond de trente ans en arrière. Une couverture, quelques cases, le visage rond de Goku… et voilà que remontent les souvenirs des années 90, lorsque Dragon Ball occupait une place presque démesurée dans nos vies de gamins.

À cette époque, il fallait patienter. Les versions « pastel » de Dragon Ball arrivaient tous les deux mois, et l’attente entre deux tomes pouvait sembler interminable. Pour les plus impatients, il y avait aussi les versions kiosques mensuelles, ces fameux petits volumes que l’on pouvait dévorer sans attendre la suite de l’édition traditionnelle.

Les éditions "Kiosque" des années 90 du manga Dragon Ball en version française
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On lisait, on relisait, on discutait du dernier combat dans la cour de récréation et, évidemment, on essayait de reproduire les attaques de nos héros avec plus ou moins de succès. Trente ans plus tard, Dragon Ball est toujours là. Et c’est peut-être ça, le plus impressionnant. A ce propos, si vous êtes un tant soit peu adepte de jeux vidéo, on vous conseille chaudement Dragon Ball Z Kakarot, comme un véritable « rêve de gosse ».

Dragon Ball n’a jamais vraiment quitté notre enfance

Il a beau appartenir à une autre époque, à un autre siècle même, l’univers imaginé par Akira Toriyama continue de vivre. Dragon Ball Super a prolongé l’aventure, les rééditions se succèdent et de nouvelles générations découvrent encore aujourd’hui Goku, Vegeta, Piccolo et les autres.

Le Tome 12 du manga Dragon Ball SD
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Dragon Ball SD s’inscrit parfaitement dans cette longévité. Cette relecture signée Naho Ohishi reprend l’univers de Toriyama dans un style Super Deformed, avec des personnages transformés en adorables « mini-eux». Le scénario est lui aussi adapté, certains éléments sont modifiés et l’aventure s’autorise même quelques rebondissements inédits.

Et justement, le douzième tome vient tout juste de paraître. Il nous emmène du côté de la saga des cyborgs : C-16, C-17 et C-18 sont réveillés et ont pour objectif d’éliminer Goku.

Face à cette nouvelle menace, Piccolo envisage de ne faire plus qu’un avec le Tout-Puissant, tandis que Trunks part inspecter une mystérieuse machine à remonter le temps.

Une intrigue que les vieux lecteurs connaissent évidemment par cœur. Mais sous cette forme, elle va prendre, comme tout le reste de la série SD, une saveur légèrement différente.

Dragon Ball SD, parfait pour une nouvelle génération ?

Soyons honnêtes : relire aujourd’hui l’intégralité de Dragon Ball avec un enfant peut représenter un sacré morceau. L’histoire originale est exceptionnelle, mais elle prend parfois son temps. Certains passages, certains affrontements ou certaines séquences peuvent sembler un peu longs (et un peu crus) pour un jeune lecteur qui découvre l’univers.

Dragon Ball SD va droit au but. On retrouve les grands événements, les personnages emblématiques et les combats qui ont marqué toute une génération, mais dans un format beaucoup plus condensé. Le dessin SD apporte quant à lui une bonne dose de légèreté, tandis que l’humour fait régulièrement mouche. Et c’est là que cette collection devient particulièrement intéressante.

La collection de mangas Dragon Ball SD en français
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Attention, le parti pris pourra évidemment ne pas convaincre tout le monde, notamment si l’on est très attaché au dessin original d’Akira Toriyama. Pour se faire une idée avant de passer à la caisse, Glénat propose de découvrir gratuitement une vingtaine de pages du premier tome directement sur son site. Pratique !

Précisons que Dragon Ball SD n’est pas « que pour les enfants« , puisque le manga propose aussi de nombreux clins d’œil, private jokes et autres références que seul le « fan » comprendra immédiatement. Lire Dragon Ball SD avec son fils ou sa fille de 6, 7 ou 8 ans, c’est pouvoir leur faire découvrir Goku sans forcément leur imposer immédiatement plusieurs dizaines de tomes. C’est raconter qui est Bulma, expliquer pourquoi Vegeta est aussi énervé, présenter les Dragon Balls et assister ensemble, peut-être, à la première découverte d’un Super Saiyan.

Premières pages de Dragon Ball SD volume 1
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Et lorsque l’on connaît soi-même ces personnages depuis l’enfance, le plaisir est assez particulier, puisque l’on redécouvre presque Dragon Ball à travers leurs yeux. Pour retrouver l’œuvre originale dans toute sa richesse, les éditions Full Color constituent également une autre excellente porte d’entrée.

Pour les enfants (et les parents) un peu plus grands, elles permettent de replonger dans le manga de Toriyama avec ses planches colorisées, son découpage et son esprit d’origine. Une option particulièrement séduisante pour ceux qui souhaitent retrouver intacte cette sensation de lecture des années 90, avec simplement quelques décennies de recul et un format revisité.

Comme Saint Seiya, Dragon Ball refuse de devenir un souvenir

Ce phénomène dépasse d’ailleurs largement Dragon Ball. Un autre monument de nos années Club Dorothée, Saint Seiya, continue lui aussi de vivre. La Final Edition permet de revenir aux mangas originaux, tandis que de nouvelles aventures continuent d’apparaître, comme Rerise of Poseidon, dont le premier tome vient récemment de sortir en France.

Notre avis concernant le manga Saint Seiya Rerise of Poseidon Tome 1
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C’est assez fascinant quand on y pense. Nous avons tous découvert Goku et les Chevaliers du Zodiaque lorsque nous étions enfants. Nous avons grandi avec eux, et aujourd’hui, ce sont ces mêmes personnages qui peuvent accompagner nos propres enfants.

Dragon Ball SD possède quelque chose de particulièrement précieux dans cette transmission. Ce n’est pas du tout la version définitive de Dragon Ball, ni même la « meilleure » version. Ce n’est d’ailleurs pas son ambition. Mais c’est une version alternative, qui donne envie d’ouvrir le livre, de tourner les pages et de demander : « C’est qui, lui ? » ou « Pourquoi Goku fait ça ? ».

dragon ball full color tome 1
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Et lorsque cette question arrive, on sait déjà que quelque chose est gagné. Parce qu’au fond, la plus belle preuve de longévité pour une œuvre comme Dragon Ball n’est peut-être pas de continuer à vendre des mangas trente ans après leur création.

C’est aussi de voir un enfant tourner une page, découvrir Goku pour la première fois et attendre la suite de l’aventure… pendant que son parent sourit en se souvenant du gamin qu’il était lorsqu’il ouvrait, lui aussi, son Dragon Ball Pastel fraîchement acheté chez le pompiste/vendeur de cartes Panini/marchand de journaux du village voisin, contre deux billets de 20 Francs.