Accueil»Jeux vidéo»Test Just Cause 4 : le fils spirituel de Michael Bay

Test Just Cause 4 : le fils spirituel de Michael Bay

La licence révolutionnaire revient trois ans après

Trois ans après avoir exploré les contrées verdoyantes de Medici, dont Rico est originaire, direction Solis dans ce Just Cause 4, une contrée fictive d’Amérique Latine. Un jeu signé Avalanche, qui est à cheval entre la licence Just Cause, Rage 2 ainsi que Generation Zero, tout en veillant à s’occuper de The Hunter: Call of the Wild. Le studio suédois relèvera t-il le paris d’enfin dépoussiérer sa licence révolutionnaire à la sauce GTA-Like ?

Cet épisode se déroule dans la contrée de Solis, pays où est installée la Main Noire qui est devenue plus puissante puisqu’elle est désormais capable de contrôler les conditions climatiques, dont les tornades. Rico Rodriguez, protagoniste iconique de la saga, accompagné de son habituel grappin, entièrement personnalisable ainsi que son parachute, est de retour, avec son wingsuit.

Ces éléments semble confirmer que cet épisode se déroule après le climax final de Just Cause 3. Rico se rend à Solis pour découvrir la vérité à propos de son père qui est originaire de ce pays. La Main noire est dirigée par Gabriela Morales, cette dernière considère que Rico lui ressemble. Ce qui en fait de lui un rival. Pour libérer Solis, Rico devra lancer une rébellion appelée l’armée du chaos qui l’aidera, de ce fait il pourra envoyer des « escouades » libérer les territoires occupés par la Main Noire. L’ultime but est de renverser Oscar Espinoza.

test review just cause 4

Le scénario n’est jamais à la hauteur, quelque fois cliché, quelque fois totalement incompréhensible. Les scénaristes ratent le coche. La mise en scène relève légèrement le niveau global de la trame scénaristique et ses enjeux.

Viva la revolución

Le système de jeu et son gameplay se rapprochent beaucoup des précédents épisodes de la série, l’expérimentation du joueur est très vivement encouragée comme Zelda Breath Of The Wild. Le terrain de jeu est un laboratoire immense pour le joueur. Comme dans l’opus précédent, la conduite des véhicules n’est ni bonne, ni mauvaise et demandera plusieurs heures avant d’être domptée.

On ne saura trop vous conseiller d’utiliser plutôt le grappin, le wingsuit ainsi que le parachute pour se déplacer plus facilement mais surtout plus rapidement qu’en véhicule. Les points de chaos ou un système de progression basé sur le chaos sera de retour, le joueur devra causer le plus de remous pour que les personnes l’admirent et qu’ils rejoignent ensuite son armée de libération.

La nation de Solis est composée de quatre environnements ou binômes différents : des forêts tropicales, des lieux enneigés, des montagnes et des déserts. Just Cause 4 gère aussi les évènements météo de manière dynamique où des tornades, des tempêtes de sable et des blizzards pourront avoir lieu à n’importe quel moment. Avec une superficie de 1024 kilomètres carrés, il s’agit aussi du plus grand monde ouvert jamais crée par Avalanche Studios. Un terrain de jeu, très varié, très différents, d’un bout à l’autre de la carte. Renversant.

Envole-moi ! Envole-moiii !!

Les missions principales se découpent en plusieurs objectifs : activer certains mécanismes, détruire, tuer etc… Les objectifs se suivent et se ressemblent, Just Cause 4 est comme ses aînés, un grand. Le but est bien sûr de renverser la Main Noire dirigée par Oscar Espinosa.

Les objectifs de mission se suivent et se ressemblent, fort heureusement l’aspect jouissif des combats sauve la monotonie à l’aide de plusieurs moyens : corps à corps, mitrailleuses, explosifs, véhicules ainsi que des armes. Parlons de la conduite des véhicules, jamais mauvaise, ni bonne, le maniement des bateaux, voitures, camions, motos, avions et hélicoptères est délicat et déconseillé en raison des grandes distances à parcourir entre les différents objectifs.

Certaines structures seront indestructibles, et seules certaines structures seront spécifiquement destructibles. Just Cause 4 est développé avec l’APEX Engine, successeur de l’Avalanche Engine. Just Cause 4 aura trois extensions appelées « Casse-cou », « Démons » et « Danger » qui sortiront dans les mois après la sortie du jeu. Un season pass est disponible sur les différents stores des constructeurs de console ou dans l’édition gold du jeu. Au rang des satisfactions, suite à un message publié sur Facebook le 11 octobre 2018, Avalanche confirme que Just Cause 4 n’aura pas de micro-transactions.

Porto Rico

Au rang du visuel, graphiquement Just Cause 4 oscille entre joli et très moche. Il n’est pas rare de tomber sur des textures d’un autre âge. Heureusement que la diversité des paysages rattrape un peu le bilan graphique. Techniquement le dernier né d’Avalanche Studio souffre beaucoup, affichage tardif des textures, aliasing présent même sur les consoles 4K, fluidité parfois en berne, clipping. Argh…

Parlons de l’aspect sonore, tout d’abord les doublages, parfois très bons, malgré quelques petits ratés, la VF reste dans l’ensemble de qualité. Surtout celle de Rico, incarnée par la voix française de Jason Statham. Les musiques en jeu sont assez discrètes, les compositions se montrent malgré tout efficaces. Les bruitages sont quant à eux très réussis pour ce qui est des explosions. Beaucoup moins ceux des moteurs de véhicules, ni les armes. Parlons durée de vie, malgré son aspect très répétitif, le soft possède une durée de vie très solide, comptez quasiment 20 heures rien que pour le segment histoire et doublez facilement cette dernière pour viser le 100%.

Test réalisé sur Xbox One, à partir d’une version dématérialisée fournie par l’éditeur.

Notre avis

6.0
Just Cause 4 ressemble fortement au troisième qui ressemblait déjà aux deux premiers épisodes. Cet épisode contient les qualités de ses aînés malgré qu’il possède toujours les défauts de ces derniers. Malgré son aspect clone de ses aînés. Just Cause 4 reste l’un des meilleurs dans son domaine, le n’importe quoi, le bac à sable gigantesque propice à tous les fantasmes des joueurs. Ce quatrième opus ressemble fortement aux 3 épisodes de Lara Croft, une recette qui revient après tout ce temps sans vraies nouveautés. Fun, explosif, modulable et imprévisible, malgré ses nombreuses qualités, le sentiment de déjà joué est là. Le changement c’est maintenant ?
22 Avis d'utilisateur
Notre Avis 6.0

Les plus

Un vrai film de Michael Bay, les conditions météorologiques, la diversité des paysages, explosif, jouissif, fun, Rico, l’immensité du terrain de jeu, le sentiment de liberté et de puissance, le grappin toujours aussi cool, la physique du jeu et son système de destruction, un grand bac à sable, bonne durée de vie, la meilleure VF de la série, l’effort sur les radios.

Les moins

La taille des sous-titres, répétitif, visages peu détaillés, la recette évolue peu, graphiquement en dents de scie, scénario pas passionnant, fluidité parfois aléatoire, le HUD un peu trop chargé, un monde sans vie, l’absence de multijoueur, l’IA n’a pas évolué depuis le premier.