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Test Steep PS4 : in Tartiflette (and Ubisoft) we trust ?

C’est qui Steep ?

Préparé bien au frais par les petits gars de chez Ubisoft Annecy, Steep se veut une expérience à la fois unique et réaliste, puisque le jeu de ski/snowboard/wingsuit/parapente intègre une dimension exploration sans pareil dans un jeu de glisse. Assez éloigné des autres jeux références du genre (Amped, SSX…), Steep souhaite permettre aux joueurs de vivre leur propre expérience, en optant par exemple pour l’exploration pure et dure, pour les sensations de vitesse à skis ou snowboard, pour celles offertes par la wingsuit, par les descentes fluides, les recherches de nouveaux spots…




Evidemment, Ubisoft Annecy a opté pour un cadre géographique pour le moins aguicheur, à savoir les Alpes (forcément), et on pourra ainsi évoluer sur le Mont Blanc, Aravis, Les Aiguilles ou encore le Cervin. Tout cela encore, pour coller à l’ambiance à la fois unique et réaliste souhaitée par l’équipe de développement. A l’instar de nombreux jeux signés Ubisoft (The Crew, The Division…) Steep se veut aussi une expérience sociale, histoire de partager cette exploration entre amis, mais aussi pour partager ses performances, mais également ses plus belles sessions de freeride en vidéo.

Ainsi, avant même de rentrer dans le vif du sujet, soulignons que ce Steep nécessite une « connexion internet permanente » pour fonctionner. Que vous souhaitiez jouer en solo ou avec d’autres riders, Ubisoft impose une connexion à ses serveurs pour lancer le jeu. Un parti pris qui en fera rager certains, puisque sans connexion réseau, impossible de jouer à Steep. Idem donc si votre FAI connait une panne de réseau temporaire, ou simplement si les serveurs d’Ubisoft sont en maintenance. En d’autres termes, pas de connexion aux serveurs, pas de Steep.

Néanmoins, une fois les serveurs Ubisoft atteints, il est grand temps de se lancer dans ce Steep. Les premières minutes servent évidemment de tutoriel, histoire d’inculquer au joueur les bases de l’interface, mais aussi pour prendre en main les 4 sports proposés ici : ski, snowboard, wingsuit et parapente. Au bout de quelques minutes, le joueur est laissé libre de tout mouvement, et peut donc explorer à sa guise cet immense terrain de jeu enneigé, en switchant comme il le souhaite entre les différentes disciplines.

A noter toutefois qu’il est ici impossible de switcher à la volée, et il faudra donc tout d’abord immobiliser son personnage au sol, pour pouvoir passer du snow à la wingsuit par exemple. Certains espéreraient sans doute pouvoir foncer en skis vers un ravin en contrebas, et ouvrir, tel James Bond, leur parachute, pour un peu plus tard se décrocher et enfiler leur planche de snow pour poursuivre leur descente, mais ce ne sera pas possible. Néanmoins, il sera important de se balader en freeride, pour découvrir les différents points de vue disséminés sur chaque massif, lesquels permettront de débloquer de nouveaux défis.

Le monde de Steep est un « open world », et le joueur peut ainsi évoluer où bon lui semble, en combinant les quatre sports énoncés précédemment, mais aussi la marche bien sûr. Près de 100 points de chute sont ainsi à découvrir à travers les 7 régions différentes de Steep. Des points d’EXP sont également de la partie, pour améliorer le rang global de son personnage, mais on peut aussi faire évoluer son « style de jeu », en privilégiant l’exploration par exemple, le freeride, le freestyle, le ride extreme, le pro ride (les courses) ou encore les chutes et la folie, avec la section Bone Collector.

Gameplay simu ou arcade ?

On l’a dit, Ubisoft souhaite proposer avec Steep une expérience unique et réaliste, avec des paysages vastes, et un aspect exploration très poussé. Côté gameplay, Ubisoft a souhaité combiner la profondeur d’une simulation à une très grande accessibilité, de manière à permettre à chacun de rider facilement, et réaliser des tricks sans forcer. A ce sujet, Ubisoft a opté pour un système relativement simple, avec une touche de saut située sur le bouton R2, et la possibilité d’attraper sa planche via L2/R2, tout en combinant avec le stick droit pour diverses combinaisons. On peut également effectuer flips et rotations sans difficulté, avec un jeu qui assiste largement le joueur, pour les phases d’atterrissage notamment.

Sur le terrain, le constat est plutôt agréable, avec effectivement un ride assez simple à prendre en mains. On regrettera cependant des tricks assez aléatoires finalement dans leur exécution, ainsi que quelques chutes franchement inexpliquées parfois, alors que l’on vient de franchir une descente qui paraissait juste impossible. Le gameplay oscille donc constamment entre arcade et simulation, notamment au niveau des tricks, impossible donc de reproduire des séquences dignes de SSX ici. Difficile donc pour ce Steep de se positionner correctement, puisque les amateurs de simulation le trouveront trop arcade, tandis que les férus d’arcade quant à eux, le trouveront trop simulation. Un bien cruel dilemme…

Côté défauts, on pestera également souvent face à cette caméra très mal placée dès lors que l’on prend un peu de vitesse, puisque cette dernière va venir se caler vers l’épaule du rider, sans donner vraiment de visibilité au joueur en ce qui concerne le terrain à venir. Il n’est pas rare donc de préparer un saut sur cette bosse aguicheuse, pour au final découvrir (avec fracas) un énorme rocher juste derrière… Rageant. On pestera aussi face à une interface très chargée, avec une Map qui permettra certes de se téléporter n’importe où sans le moindre chargement, mais sur laquelle il sera parfois difficile de retrouver son objectif, tant les informations pullulent.

Au fil du jeu, l’expérience accumulée ouvre l’accès à de nouveaux spots, mais n’améliorera en aucun cas les performances de votre avatar virtuel. Ainsi, inutile d’attendre le niveau 20 pour espérer, grâce à des capacités accrues, passer ce défi de début de jeu qui vous parait impossible… Il faudra essayer, essayer et essayer encore, quitte à rager face à une difficulté en dents de scie, avec des défis tantôt d’une simplicité enfantine, et tantôt des challenges qui paraissent littéralement insurmontables…

Expérience sociale oblige, Steep vous impose également d’évoluer avec d’autres riders que vous croiserez dans le jeu. A vous toutefois de décider de les ignorer, ou bien de créer un groupe. Outre les défis standards, le jeu propose parfois des défis un peu plus scénarisés, où il s’agira d’accomplir des tâches précises, avec parfois une mise en scène assez mystique, notamment lorsque la montagne vous raconte son histoire. Oui oui… A noter également l’omniprésence de certains sponsors, Red Bull et GoPro en tête, avec des défis dédiés, mais également des accessoires disponibles pour votre rider, comme une voile de parapente GoPro de « toute bôôôté », ou la possibilité d’accrocher une GoPro Hero5 à votre casque.

Globalement, Steep nécessitera une bonne quinzaine d’heures à qui souhaite atteindre le niveau maximal (25), celui qui permettra d’accéder à tous les spots du jeu. Néanmoins, si les premières heures de jeu s’avèrent vraiment prenantes et passionnantes, on a tendance à perdre le fil à un moment, la faute à une progression qui manque peut-être un peu de challenges, d’objectifs un peu plus prenants que cette seule (mais magnifique) exploration des Alpes. On finit ainsi irrémédiablement par errer un peu dans cet univers glacial, sans vraiment de but précis au final, si ce n’est le simple plaisir de l’exploration. De même, histoire de garder le joueur (un peu) en haleine, peut-être aurait-il fallu proposer les différents sports au fur et à mesure, ou même permettre une évolution des caractéristiques du personnage, et pas seulement un côté personnalisation.

Enfin, d’un point de vue strictement technique, si on observe ça et là quelques soucis (comme du clipping notamment, ou encore quelques textures assez limites), on ne peut que saluer le travail accompli par Ubisoft Annecy, qui a su parfaitement reproduire l’ambiance si unique des ces monts enneigés, visuellement parlant bien sûr, mais aussi au niveau de la section audio, très soignée. Certes, la caméra n’est pas optimale, mais les rides (en défi comme en exploration) offrent de vrais moments d’évasion et Steep propose une immersion encore jamais atteinte dans ce style de jeu.

Test réalisé à partir d’une version commerciale de Steep, sur PS4 Pro.

Notre avis

7.0
License toute fraîche signée Ubisoft, Steep constitue une expérience très réussie, pour qui souhaite profiter d'une immersion assez réaliste au coeur des Alpes. L'aspect exploration est parfaitement géré, tout comme l'ambiance (visuelle et sonore), qui a été peaufinée comme il se doit. On pourra regretter un gameplay qui ne semble pas avoir su choisir entre arcade ou simulation, ainsi que quelques défauts (caméra, difficulté en dents de scie, sponsoring abusif...), mais pour une première, Ubisoft Annecy s'en sort de manière très honorable, sans compter que ce Steep se bonifiera (et s'étoffera) au fil des mois.
10 Avis d'utilisateur
Notre Avis 7.0

Les plus

Les panoramas magnifiques. Le rendu de la neige, du soleil. Aucun chargement. Excellente immersion avec ce superbe "open world" à explorer. D'excellente sensations parfois. L'aspect "mystique" des montagnes. Une vraie authenticité visuelle et sonore.

Les moins

Cette p****** de "connexion internet obligatoire"... La map qui manque de fluidité, de simplicité. La caméra mal placée. Parfois d'une difficulté apocalyptique... Trop arcade pour les fans de simu, trop simu pour les fans d'arcade. Des chutes parfois incompréhensibles. Pas vraiment de but au final.