La Renault 5 E-Tech électrique n’a pas fini de faire parler d’elle. Déjà reine des ventes électriques en France, la petite citadine évolue en cette rentrée 2026 avec plus d’autonomie, une nouvelle version d’entrée de gamme et quelques nouveautés bien senties.
Il y a quelques années encore, ressortir le nom Renault 5 pour lancer une citadine électrique pouvait sembler être un pari particulièrement audacieux. Aujourd’hui, difficile de parler de simple coup marketing : la R5 E-Tech électrique s’est imposée comme l’une des grandes réussites récentes de Renault.
La Renault 5 électrique gagne encore en autonomie
Lancée à l’automne 2024, elle est devenue la voiture électrique la plus vendue en France en 2025 et au premier semestre 2026, selon Renault. La marque revendique également plus de 100 000 exemplaires produits à Douai depuis son lancement.
Et plutôt que de se reposer sur ce succès, Renault fait évoluer sa petite électrique. Les versions existantes profitent notamment d’optimisations aérodynamiques et électroniques. Résultat : la batterie de 40 kWh grapille quelques kilomètres d’autonomie grâce à une meilleure efficience générale, tandis que la version 52 kWh grimpe de 410 à 430 km.
Ce n’est pas forcément le genre de gain qui bouleverse le quotidien, mais sur une voiture électrique, chaque kilomètre gagné compte. Et la R5 conserve ainsi l’un de ses arguments majeurs : proposer une citadine compacte capable de s’aventurer nettement au-delà de la ville.
Une nouvelle Renault 5 Five plus polyvalente
La principale nouveauté se trouve toutefois sous le plancher. La version Five, déjà proposée avec 95 ch et une batterie de 40 kWh, va évoluer vers une configuration plus moderne.
Elle adoptera un moteur de 110 ch (80 kW) associé à une batterie LFP de 36,5 kWh, utilisant une architecture « cell-to-pack ». Renault annonce jusqu’à 305 km WLTP, avec un 0 à 50 km/h réalisé en seulement 3,5 secondes.
Surtout, cette nouvelle Five disposera enfin d’un chargeur rapide DC de 80 kW, en complément du chargeur AC de 6,6 kW. Une évolution importante pour une version qui cherche justement à rendre la R5 électrique plus accessible sans la condamner à rester cantonnée aux trajets urbains.
L’équipement progresse également. La gamme accueille un chargeur à induction ventilé compatible Qi2, l’appel d’urgence 4G et le nouveau mode de conduite Smart, capable de jongler automatiquement entre les modes Eco, Confort et Sport. Et parce qu’il fallait bien vivre avec son époque, Gemini, l’assistant IA de Google, arrive également à bord via une mise à jour logicielle.
Côté look, Renault ajoute notamment un Rouge Flamme, un Gris Schiste Métallisé (celui de la version Roland Garros), des jantes pouvant recevoir une finition Gold et de nouveaux stickers de carrosserie. De quoi continuer à jouer la carte de la personnalisation, particulièrement importante pour une voiture qui revendique autant son héritage.
La R5 n’est plus seule à jouer avec la nostalgie
Cette stratégie patrimoniale ne s’arrête d’ailleurs pas à la R5. Renault prépare également l’arrivée de la nouvelle Twingo E-Tech électrique, qui assume encore davantage son lien avec les années 1990.
Silhouette compacte, regard malicieux, formes arrondies : la future citadine multiplie les clins d’œil à la première Twingo, tout en adoptant une motorisation électrique et des équipements contemporains.
La R5 et la Twingo racontent ainsi deux histoires différentes d’un même Renault : la première réveille les souvenirs des années 70 et 80, tandis que la seconde vient directement chatouiller la nostalgie de ceux qui ont grandi dans les années 90.
Et manifestement, Renault a compris une chose essentielle. Pour faire aimer la voiture électrique, il n’est peut-être pas nécessaire de tout réinventer. Parfois, il suffit de ressortir de bons vieux souvenirs… et de leur installer une batterie.