Au début des années 1980, sur la vénérable Atari 2600, il suffisait d’une manette et d’un téléviseur cathodique pour partir avaler l’asphalte. Le jour, la nuit, le brouillard… la route ne s’arrêtait jamais, et nos yeux non plus. Chaque voiture dépassée semblait être une petite victoire contre le temps. Aujourd’hui, le vénérable Turk182 revient sur Enduro, un jeu de course du temps jadis.
A l’ère de la 4K, du ray-tracing et des 60 (ou 120) fps, il est bon de se replonger dans nos jeux vidéo d’antan, ceux que l’on prend plaisir encore aujourd’hui à lancer sur NES, sur Master System, sur Super Nintendo, PC Engine ou encore sur un bon vieil ordinateur de l’époque. Un petit coup d’oeil dans le rétro(gaming), comme un petit voyage vidéoludique dans un passé lointain. Une chronique animée par Turk182, que l’on vous invite chaudement à découvrir sur son excellent « Rétroblog ».
Enduro, la course d’un nouveau genre sur Atari 2600
Salut les vieux ! Les vacances de noël chez mon cousin Marseillais étaient généralement synonymes de bonheur et frustration. De bonheur, car je savais que j’allais jouer à un nouveau jeu sur son Atari 2600, et de frustration pour la même raison, car je n’avais pas cette console. En effet, moi je n’avais qu’un Videopac donc n’importe quel jeu sur Atari me faisait réaliser qu’il était temps d’en changer.
Ce noël-là, il venait de recevoir Enduro, un jeu de course de voiture très prometteur et alléchant si l’on en croyait le verso de sa boite. En effet, celle-ci nous proposait une course endiablée à travers le désert de Baja aux Etats-Unis, les routes enneigées du Montana jusqu’aux collines du Tennessee en passant par le brouillard de la Nouvelle-Angleterre. Un bien beau programme en perspective.
Lorsque mon cousin commença à jouer, mes yeux se mirent à briller. Pour moi un jeu de course c’était celui que j’avais sur mon Videopac, la fameuse cartouche nº1 dont je vous ai déjà conté tous les mérites. Avec Enduro, la technologie était à la pointe, on ne voyait plus la route en 2D mais en 3D avec des décors changeant qui donnaient à la course une réalité inimaginable pour moi.
Hormis cette avancée technique, le jeu est bien sympathique. Le but est en fait d’arriver à dépasser un certain nombre de voitures dont le chiffre apparait en bas de votre écran. À chaque collision, vous êtes forcé de ralentir et vous perdez donc quelques places au classement, il vous faudra donc redoubler de prudence si vous voulez avancer.
À tout ceci s’ajoute la difficulté des paysages que vous traversez. Dans l’état du Montana par exemple, vous allez devoir rouler sur une piste glacée qui rendra la conduite de votre voiture un tant soit peu plus difficile. Viendra ensuite un parcours de nuit, où la difficulté résulte dans le fait que vous ne voyez que les phares arrière des voitures, elles deviennent assez difficiles à appréhender surtout à grande vitesse.
Viens ensuite le plus difficile, le brouillard de la Nouvelle-Angleterre, les voitures vous seront dévoilées au dernier moment, c’est vraiment un enfer si l’on ajoute la mauvaise qualité de l’image des années 80.
Lorsque les vacances touchèrent à leur fin, je regrettais une fois de plus de ne pas posséder cette console pour avoir cet Enduro qui m’avait tant émerveillé.
Finalement, j’ai pu me le procurer pratiquement 40 ans plus tard et même si depuis j’ai bien roulé ma bosse en matière de jeux de course, il reste tout de même un de mes favoris.