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Il y a 25 ans, la Game Boy Advance réalisait un rêve de joueurs : emporter la Super Nintendo partout

En juin 2001, Nintendo lançait en France une console qui allait marquer toute une génération. Après une Game Boy devenue incontournable et une Game Boy Color qui avait prolongé son incroyable succès, la Game Boy Advance ouvrait une nouvelle ère. Plus puissante, plus colorée et surtout capable de proposer des jeux proches de ceux de la Super Nintendo, elle donnait enfin vie à un rêve que beaucoup de joueurs nourrissaient depuis des années : glisser une véritable console 16 bits dans la poche.

©Nintendo

Vingt-cinq ans plus tard, la magie opère toujours. Si la Nintendo Switch règne désormais sur le marché des consoles hybrides, la GBA conserve une place à part dans le cœur des joueurs. Celle d’une machine qui respirait l’aventure, les vacances d’été, les longs trajets en voiture et les parties improvisées sous la lumière d’une lampe de chevet, faute de rétroéclairage.

La « Super Nintendo portable » dont tout le monde rêvait

À sa sortie, la Game Boy Advance impressionne immédiatement. Son processeur 32 bits (couplé à un second processeur 8 bits pour assurer la rétrocompatibilité), son écran couleur (en 240 x 160 pixels) et ses capacités techniques lui permettent d’afficher des jeux bien plus ambitieux que ceux de ses grandes sœurs. Pour beaucoup, l’impression est immédiate : Nintendo vient tout simplement de miniaturiser l’expérience Super Nintendo.

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Cette filiation ne doit rien au hasard. Le constructeur japonais va rapidement enrichir le catalogue avec une série de rééditions devenues cultes. Super Mario Bros. 2, Super Mario Bros. 3, Super Mario World et Super Mario World 2: Yoshi’s Island retrouvent ainsi une seconde jeunesse sur GBA. Pour de nombreux joueurs européens, ces versions constitueront même la première découverte de ces chefs-d’œuvre.

Pouvoir lancer une partie de Super Mario World dans la voiture, dans le train ou pendant la récréation relevait alors presque de la science-fiction. Aujourd’hui encore, difficile de ne pas sourire en repensant à cette sensation de tenir la Super Nintendo au creux de la main. Pas de batterie rechargeable ici, la GBA fonctionnait via deux piles AA, lesquelles procuraient environ 15 heures de jeu.

Une bibliothèque de jeux qui a traversé les générations

Si les remakes ont largement participé au succès de la console, la Game Boy Advance s’est surtout imposée grâce à un catalogue exceptionnel.

Impossible de ne pas évoquer The Legend of Zelda: The Minish Cap, souvent considéré comme l’un des meilleurs épisodes 2D de la saga. Développé par Capcom sous la supervision de Nintendo, il proposait une aventure aussi inventive que magnifique.

Les amateurs de vitesse découvraient quant à eux F-Zero: Maximum Velocity puis F-Zero GP Legend, qui démontraient qu’une console portable pouvait parfaitement restituer les sensations grisantes de la licence futuriste.

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Même constat pour Metroid Fusion, véritable chef-d’œuvre de la console, bientôt rejoint par Metroid: Zero Mission, remake brillant du tout premier épisode paru sur NES. Deux jeux qui restent encore aujourd’hui des références absolues du genre.

La Game Boy Advance a également accompagné l’explosion mondiale de Pokémon. Entre Rubis, Saphir, Émeraude, Rouge Feu et Vert Feuille, les dresseurs ont passé des centaines d’heures à compléter leur Pokédex, à échanger leurs créatures grâce au câble Link et à affronter leurs amis dans des combats mémorables.

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Autre licence qui trouvera un nouveau souffle sur GBA : Fire Emblem. Longtemps réservé au Japon, le tactical-RPG de Nintendo débarquait enfin en Occident grâce à l’épisode sobrement baptisé Fire Emblem. Son succès allait ouvrir la voie à toute la série hors du territoire japonais, avant qu’elle ne devienne aujourd’hui l’une des franchises majeures de Nintendo.

Et comment ne pas citer également Mario Kart: Super Circuit, Golden Sun, Advance Wars, WarioWare, Inc., Castlevania: Aria of Sorrow, Mario & Luigi: Superstar Saga ou encore Kirby & The Amazing Mirror ? Autant de titres qui ont largement contribué à faire de la Game Boy Advance l’une des consoles les mieux fournies de son époque.

Une console imparfaite… mais profondément attachante

Évidemment, tout n’était pas parfait. La Game Boy Advance souffrait notamment d’un écran dépourvu de rétroéclairage. Combien de parties interrompues parce que le soleil se couchait ou parce que l’éclairage de la voiture n’était pas suffisant ? Ce défaut est d’ailleurs devenu l’un des souvenirs les plus marquants de la machine.

Nintendo corrigera finalement le tir avec la Game Boy Advance SP, puis avec la version AGS-101, aujourd’hui particulièrement recherchée des collectionneurs.

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Mais ces petites contraintes faisaient presque partie du charme de la console. Elles rappellent une époque où l’on découvrait un jeu sans mise à jour, où l’on prêtait ses cartouches à ses amis et où chaque nouvelle aventure semblait capable de nous accompagner pendant des semaines.

Vingt-cinq ans après son lancement français, la Game Boy Advance reste l’une des plus belles réussites de Nintendo. Une console qui a su marier l’héritage de la Super Nintendo à une incroyable richesse créative, tout en offrant aux joueurs une liberté inédite. Plus qu’une simple portable, elle était une formidable machine à fabriquer des souvenirs. Et c’est sans doute pour cette raison qu’elle continue, aujourd’hui encore, de faire battre le cœur des passionnés de jeu vidéo rétro.

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