A l’instar de nombreux jeux de cette époque lointaine, Stormlord évoque ces après-midis passés devant un écran tremblotant, manette en main. Entre exploration, pièges et créatures étranges, le jeu cultivait une atmosphère unique, presque onirique. Replonger aujourd’hui dans cet univers, c’est retrouver une part intacte de cette magie vidéoludique d’autrefois, et c’est Turk182 qui en parle (encore et toujours) le mieux.
A l’ère de la 4K, du ray-tracing et des 60 (ou 120) fps, il est bon de se replonger dans nos jeux vidéo d’antan, ceux que l’on prend plaisir encore aujourd’hui à lancer sur NES, sur Master System, sur Super Nintendo, PC Engine ou encore sur un bon vieil ordinateur de l’époque. Un petit coup d’oeil dans le rétro(gaming), comme un petit voyage vidéoludique dans un passé lointain. Une chronique animée par Turk182, que l’on vous invite chaudement à découvrir sur son excellent « Rétroblog ».
Stormlord, plus beau que lui tu meurs ?
Salut les vieux ! 1989 a vraiment été une année riche en émotion. J’en parle souvent dans mes articles car énormément de petits évènements en ont fait une référence indélébile dans ma mémoire. C’était aussi l’année de mes 18 ans, alors forcément j’ai vécu ces moments sous un autre angle.
Les premières véritables joies et peines de cœur, les pensées lucides que j’aurais dû dire à mon ami Nono pour lui éviter, peut-être, la vie de merde qu’il a eu, et puis la découverte de Wonderboy in the Monsterland, le jeu qui me fera acheter une borne d’arcade 8 ans après.
Cette année-là, mon Amstrad CPC6128 tournait à plein régime. Les disquettes Amsoft remplies de jeux circulaient pleinement dans les contrées du Luberon. Je découvrais chaque semaine des nouveautés chaque fois plus intéressantes. Parmi celles-ci, il y a eu bien entendu Stormlord, un jeu aux graphismes d’une beauté inattendue et qui déjà me faisait saliver dans les revues spécialisées.
C’était le quatrième jeu sur cette disquette que m’avait généreusement laissé mon cousin. De grands titres l’accompagnaient, mais c’était celui-là que j’avais décidé d’essayer pour oublier ma morosité du jour. Les hormones de l’adolescence sont souvent imprévisibles et il fallait bien trouver une échappatoire pour arrêter de se poser des questions sans réponse. C’est donc sur un fond musical de Brigadier Sabari d’Alpha Blondy que je lançai mon RUN « DISC ».
Dès l’affichage de l’écran de chargement, je pressentis que j’allais découvrir un jeu de qualité supérieure. Mon impression fût la bonne et lorsque sonna la musique, je renvoyai Alpha Blondy se reposer les cordes vocales car elle était juste magnifique.
Stormlord est un jeu de plateforme aux couleurs et aux graphismes extrêmement travaillés, ce qui a pour effet immédiat de vous immerger dans son univers. Le but est, à chaque niveau, de libérer des fées emprisonnées dans des endroits très peu accessibles et où quelques fois, il vous faudra vous y rendre en trampoline.
Pour y arriver, il vous faut récupérer des objets qui vous aideront dans votre quête. Ces objets peuvent être une clé pour ouvrir une porte, du miel pour attirer des abeilles immortelles et bien d’autres que je vous invite à découvrir par vous-même. Vous avez également à disposition une arme qui vous aidera à éliminer les ennemis les plus coriaces qui essaieront d’entraver votre quête.
Une de mes grandes surprises, une fois passé celle de l’audio et du visuel, fut la fluidité du scrolling, il faut reconnaître, et je l’ai souvent mentionné dans mes articles, l’Amstrad n’était pas un exemple de fluidité. Mais Stormlord en était l’exception, et c’était un pur régal. Ce jeu me captiva, il me fallu pas mal d’heures avant de bien le maitriser et d’en trouver tous les petits secrets. Mais je vous assure, une fois la prise en main accomplie ce n’est que du bonheur.
Plus tard, je découvrirai la version Commodore 64 qui est juste magnifique. Les graphismes propres à cette machine le rendent encore plus beau et il faut reconnaitre qu’en terme de musique et fluidité Stormlord n’en sort que grandi.
En tout cas, c’est sur Amstrad que j’ai connu cette perle et c’est cette version qui m’aidera à oublier, en ce début d’automne, que je m’étais fait larguer comme une grosse merde, et ce, pour une durée qui s’avèrera définitive… Game Over.
