Sorti à la fin des années 1980, Silkworm s’impose comme l’un des shoot ’em up les plus marquants de sa génération sur Amstrad CPC. Développé par Tecmo, le titre se distingue par son concept original : un duo complémentaire formé d’un hélicoptère et d’une jeep lourdement armée. Mélange explosif d’action frénétique et de coopération stratégique, Silkworm exploite habilement les capacités de la machine 8-bits. Avec ses niveaux intenses et sa bande-son rythmée, il a durablement marqué les joueurs européens.
A l’ère de la 4K, du ray-tracing et des 60 (ou 120) fps, il est bon de se replonger dans nos jeux vidéo d’antan, ceux que l’on prend plaisir encore aujourd’hui à lancer sur NES, sur Master System, sur Super Nintendo, PC Engine ou encore sur un bon vieil ordinateur de l’époque. Un petit coup d’oeil dans le rétro(gaming), comme un petit voyage vidéoludique dans un passé lointain. Une chronique animée par Turk182, que l’on vous invite chaudement à découvrir sur son excellent « Rétroblog ».
Silkworm, c’est quoi ?
Salut les vieux ! Aujourd’hui, il pleut à torrent. On en avait bien besoin à Espagne. Depuis l’automne 1986, pendant lequel je découvrais l’immense talent d’Etienne Daho, je ne peux m’empêcher de me mettre Signé Kiko dans les oreilles et de regarder tomber la pluie. Je vous invite donc, afin de poursuivre cette lecture dans les meilleures conditions, de faire la même chose et mettre en fond sonore c’est œuvre sous-estimée d’Etienne Daho que vous trouverez ici.
C’est également un jour de pluie que je découvrais un jeu qui allait vraiment me faire découvrir le bonheur du jeu à deux sur mon Amstrad CPC6128. Nous étions au mois de septembre 1988, les platanes rendaient leurs dernières feuilles et moi je déprimais en regardant la pluie frapper les carreaux de la fenêtre de ma chambre avec Signé Kiko en fond sonore. Alors que le ciel était plus bas que mon moral, mon ami Kof vint égayer ce mercredi après-midi en m’apportant le jeu Silkworm.
Silkworm est un jeu de shoot horizontal comme il en existait pas mal sur Amstrad CPC6128. Seulement voilà, il avait une qualité qui en faisait, pour moi un des meilleurs dans son genre avec P-47, à savoir son atout multijoueur. En effet dans ce jeu vous avez la possibilité soit de piloter un hélicoptère soit une Jeep et si vous êtes deux, c’est l’extase, chacun son véhicule et on bourrine jusqu’à ce que mort s’en suive. Mon choix se porta évidemment sur l’engin aérien tandis que Kof assurait les ennemis à terre.
Comme tous les jeux du genre sur Amstrad CPC6128, Silkwork n’échappait pas à la règle du ralentissement lorsque les ennemis devenaient trop nombreux à l’écran. D’un autre côté ce petit défaut en faisait un atout et nous permettait de bien voir venir nos adversaires. Côté graphisme rien à dire, c’est beau et l’animation est limite parfaite.
Pour le reste il n’y a pas grand-chose à dire sinon que l’on détruit tout ce qui bouge à l’écran, que l’on ramasse des bonus pour améliorer les capacités de notre engin et qu’on s’en met plein la vue en détruisant des Boss de taille gigantesque. Ce qui reste tout de même très impressionnant c’est la surface que l’on peut couvrir avec nos tirs respectifs surtout après avoir ramassé le bonus X2 qui les multiplie.
Je pense que ce qui m’a le plus marqué dans ce jeu c’est vraiment tout l’intérêt qu’il prend lorsque l’on y joue à deux, chacun à un rôle bien défini, on n’empêtre pas le terrain de l’autre, c’est vraiment un pur bonheur. Il faut savoir qu’à cette époque je ne connaissais pas la version borne d’arcade de Silkworm. Il a été pour moi une grande découverte. Il faut tout de même savoir que vous pouvez y jouer seul en sélectionnant le même contrôle pour les deux véhicules.
La pluie vient de se calmer, je vais donc finir sur ces quelques lignes, finir mon thé, laisser Etienne reposer sa voix et vous souhaiter un excellent week-end.
