Avant que les pixels ne deviennent réalistes et les consoles tapageuses, le Philips VideoPac faisait entrer le jeu vidéo au salon, en douceur. Cartouches numérotées, graphismes naïfs, promesses futuristes, jaquettes on ne peut plus aguicheuses… Une époque où l’imagination complétait l’écran, et où chaque partie avait le goût délicat des débuts.
A l’ère de la 4K, du ray-tracing et des 60 (ou 120) fps, il est bon de se replonger dans nos jeux vidéo d’antan, ceux que l’on prend plaisir encore aujourd’hui à lancer sur NES, sur Master System, sur Super Nintendo, PC Engine ou encore sur un bon vieil ordinateur de l’époque. Un petit coup d’oeil dans le rétro(gaming), comme un petit voyage vidéoludique dans un passé lointain. Une chronique animée par Turk182, que l’on vous invite chaudement à découvrir sur son excellent « Rétroblog ».
Le Mur Magique ?
Salut les vieux ! 1982 venait tout juste de commencer. Je profitais de mes derniers jours de vacances avec mon Videopac sur un jeu que le père noël avait laisser sous mon sapin, un jeu qui, avec le recul, m’aura le plus surprit sur cette console. Il s’agissait de Dambuster, plus connu dans nos contrées comme Le Mur Magique.
La neige tombait en grande quantité en ce matin de noël 1981. La station de ski des 2 Alpes était complètement ensevelie sous un manteau blanc qui rendait les pistes de ski non praticables. Et tant mieux, car cela voulait dire que mon cousin et moi-même allions pouvoir rester à l’appart et jouer à mon nouveau jeu : Le Mur Magique.
Ce jeu nous saisit des les premières minutes, en effet la plupart des jeux que je possédais pour cette console était bien pour deux joueurs, mais la compétition se résumait à jouer les mêmes personnages et faire du score. Le mur magique lui était diffèrent. Basé sur le principe du casse-briques classique, les développeurs avaient ajouté un petit plus qui allait nous surprendre.
En effet, si un joueur doit diriger la typique plateforme du casse-briques pour faire rebondir une balle afin de détruire un mur de brique, le deuxième joueur, lui, doit réparer ce mur grâce à ses petits maçons disposés sur les 4 niveaux du mur.
Pour réparer une brique cassée, vous devez sélectionner votre maçon et le diriger vers les bords de l’écran afin de récupérer une brique, celui-ci clignotera alors en rouge, il vous faut alors le ramener là où le mur a été cassé pour voir apparaitre une nouvelle brique. Si le joueur qui dirige la plateforme arrive à percer votre mur et fait passer la balle au-delà du quatrième niveau vous avez perdu.
La difficulté pour le joueur « maçon » est de diriger ses petits bonshommes. En effet chacun se contrôle avec une position spécifique du joystick. Celui de la bande verte du premier niveau se dirige avec les diagonales du bas, le deuxième avec droite et gauche, le troisième avec les diagonales du haut et enfin le quatrième en appuyant sur le bouton Tir + droite et gauche. Voilà, voilà… Pour arriver à synchroniser tout ça il faut pas mal d’entrainement.
L’autre difficulté qui s’ajoute à ces contrôles chaotiques, est que si la balle casse une brique sur laquelle se trouve l’un de vos maçons, celui-ci tombe dans les méandres et il vous faut attendre un certain temps avant qu’il ne réapparaisse, ce qui laisse indéniablement le temps à votre adversaire de faire un véritable petit carnage dans votre mur.
Le mur magique, est un de mes jeux favoris sur cette console, je me souviens de ce noël avec beaucoup de tendresse et une fois rentré dans ma Provence natale, j’ai continué à y jouer contre l’ordinateur puis avec mes amis Boulie et Arnord qui l’ont tout de suite adoré et adopté.