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Il y a 17 ans, PlayStation tentait déjà le « tout numérique » avec la PSP Go… et c’était un échec

Alors que Sony prépare progressivement l’après-disque sur PlayStation, avec l’arrêt annoncé de la production de jeux physiques à l’horizon 2028, un souvenir refait surface. Bien avant la PS5 Digital Edition et la PS5 Pro, toutes deux lancées sans lecteur, le constructeur japonais avait déjà tenté d’imposer le tout numérique avec une console devenue culte malgré elle : la PSP Go. Une initiative beaucoup trop en avance sur son temps, qui s’était transformée en véritable fiasco commercial.

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Sony voulait déjà tourner le dos au physique en 2009

Depuis plusieurs jours, la stratégie de PlayStation fait beaucoup parler. C’est officiel depuis hier, Sony prépare la fin progressive de la production de jeux PlayStation sur disque physique à compter de 2028, une évolution qui accompagnera la montée en puissance des téléchargements et des boutiques en ligne, et qui mettra un terme au marché de l’occasion ainsi qu’au prêt des jeux.

Une orientation qui n’est finalement pas si nouvelle. En 2009 (il y a 17 ans !), Sony lançait en effet la PSP Go, une nouvelle déclinaison de sa console portable, avec une ambition très claire : abandonner totalement le support physique.

© Sony

Contrairement aux autres modèles de PSP, la machine faisait l’impasse sur le lecteur UMD, ces petits disques optiques qui accueillaient les jeux de la console. À la place, les joueurs devaient télécharger l’intégralité de leur bibliothèque depuis le PlayStation Store, grâce aux 16 Go de stockage intégrés et à un emplacement pour carte Memory Stick Micro.

Sur le papier, l’idée paraissait visionnaire. Plus besoin de transporter ses jeux, plus de bruit lié au lecteur optique et une console plus compacte grâce à son design coulissant particulièrement réussi. En revanche, en 2009, le contexte n’avait rien à voir avec celui d’aujourd’hui, et de nombreuses boutiques avaient déjà décidé de boycotter la petite portable.

Les connexions Internet étaient encore loin d’être généralisées à haut débit, les boutiques dématérialisées n’étaient qu’à leurs débuts et les joueurs restaient très attachés à leurs collections physiques. Sans compter que les possesseurs de PSP ne pouvaient pas réutiliser leurs jeux UMD sur la nouvelle console, un point qui avait suscité une vive incompréhension.

Un échec retentissant… qui résonne encore aujourd’hui

Le verdict ne s’est pas fait attendre. Malgré un concept séduisant et un design salué par de nombreux observateurs, la PSP Go n’a jamais rencontré son public. Son prix élevé, son catalogue encore limité en téléchargement et l’impossibilité de profiter de ses anciens jeux physiques ont rapidement refroidi les acheteurs.

Face à des ventes décevantes, Sony mettra discrètement fin à la production de la console dès 2011, à peine deux ans après son lancement. La PSP classique poursuivra quant à elle sa carrière, preuve que le marché n’était tout simplement pas prêt (du tout) à abandonner le format physique. Par la suite, Sony lancera sa PS Vita, une machine (vraiment) révolutionnaire à l’époque, qui laissait le choix aux joueurs d’opter pour des cartouches de jeu ou un téléchargement numérique via un PS Store nettement plus avancé.

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Dix-sept ans plus tard, le paysage a profondément changé. Les connexions fibre se sont démocratisées, les boutiques numériques sont devenues incontournables et les consoles proposent désormais des éditions sans lecteur de disque, à l’image de la PS5 Digital Edition ou des Xbox Series S.

Pour autant, l’annonce d’une disparition progressive des jeux PlayStation sur disque continue de diviser massivement les joueurs. Entre la question de la propriété des jeux, la préservation du patrimoine vidéoludique ou encore la possibilité de revendre ses titres, le débat est loin d’être clos.

Une chose est sûre : si Sony semble aujourd’hui persuadé que l’avenir est au tout numérique, la marque a déjà appris, à ses dépens, qu’il ne suffit pas d’avoir raison trop tôt pour convaincre les joueurs. Affaire à suivre donc…

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