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#Rétrogaming : Tu te souviens… Kid Dracula sur Nintendo Game Boy ?

Kid Dracula, ou le Castlevania pour enfants

An de grâce 1993. La Super Nintendo fait depuis quelques mois déjà le bonheur des amateurs de jeux vidéo, avec quelques hits comme Super Mario World ou encore Super Castlevania IV. La série phare de Konami, initiée sur NES, offre alors aux joueurs 16 bits un opus aujourd’hui encore assez inoubliable. Les années 90 sont également l’occasion pour Konami de laisser s’exprimer tout son sens de l’autodérision. On connaissait déjà le très loufoque shoot’em up Parodius, mais voilà que déboule en France sur Game Boy un certain Kid Dracula, déclinaison/suite de poche du titre éponyme paru sur Famicom quelques années auparavant. Un titre parodique et décalé, faisant directement référence à Castlevania, qui reste aujourd’hui encore un titre culte, et particulièrement prisé sur la console portable de Nintendo.

Côté scénario, on l’a dit, ce Kid Dracula se veut une « parodie » de Castlevania, et fait donc la part belle à l’humour. Un humour omniprésent tout au long de l’aventure, durant laquelle notre jeune héros va devoir récupérer l’intégralité de ses pouvoirs, avant de pouvoir affronter le terrible Garamoth. Si le premier niveau permet uniquement transformation en chauve-souris (logique pour un vampire), on pourra progressivement mettre la main sur des projectiles plus puissants, des bombes, un parapluie (!), des tirs téléguidés ou même un pouvoir permettant d’inverser la gravité. Pour passer d’un pouvoir à l’autre, il suffit simplement de presser cette bonne vieille touche Select. De son côté, la mise en scène est assurée par des petites saynètes plutôt amusantes dans l’ensemble, avec une Mort plus mignonne que jamais, et même une réplique d’un certain Jason Voorhees ou d’une version revisitée de Frankenstein.

En ce qui concerne le gameplay, on retrouve ici un jeu d’action/plateforme dans la plus pure tradition des jeux GameBoy des années 1990. Le jeu s’avère malgré tout relativement varié avec tantôt des niveaux horizontaux classiques, tantôt des niveaux faisant la part belle à une certaine verticalité. Comme dans un Donkey Kong Country, on a droit à quelques phases en chariot plutôt intenses en émotions… et en game over. Graphiquement, Kid Dracula affiche des environnements très fins et très détaillés (pour l’époque) avec en prime une jolie variété puisque ce sont 8 niveaux assez différents qui attendent le joueur. Konami oblige, le jeu est bourré de petites références vidéoludiques/cinématographiques, avec quelques jolies surprises parfois en arrière-plan.

Bien sûr, tout dans Kid Dracula est prétexte à la « mignonnerie absolue« . En effet, si notre petit héros est mignon tout plein, il en va de même en ce qui concerne son acolyte, la Mort, mais aussi les différents ennemis rencontrés dans le jeu. Il suffit par exemple de visualiser les premiers boss du jeu pour tout saisir du côté décalé de cet épisode. De cette manière, Kid Dracula s’adapte aussi bien aux plus jeunes joueurs, qui adorent le côté mignon de l’ensemble, qu’aux plus anciens, qui profiteront de graphismes soignés et de quelques à-côtés indétectables pour nos chères têtes blondes. En ce qui me concerne, j’étais particulièrement fan du look très super sayien du petit héros à longues canines, et notamment de ses attaques chargées, ou encore du visage au bas de l’écran, qui changeait en fonction des actions réalisées dans le jeu.

A gauche, la version Famicom de Kid Dracula (1990), qui n’a jamais été distribuée en Europe, contrairement à l’opus Game Boy.

A noter que le jeu permet de récolter des pièces, qui permettront de profiter de divers mini-jeux entre les différents niveaux. Des mini-jeux forcément très décalés avec la chasses aux chauve-souris, le pétage de ballons, un ersatz de Dr Maboul avec un squelette dans un tonneau ou encore ce bon vieux Pierre/Feuille/Ciseaux. Un jeu de hasard est également de la partie, avec la possibilité de miser sur divers résultats, comme à Vegas. Tout cela permet évidemment de collecter de précieuses vies, qui seront particulièrement utiles à la toute fin du jeu…

Comme beaucoup de jeux d’époque, Kid Dracula ne propose pas une durée de vie phénoménale, puisque le jeu peut facilement se terminer en une petite heure une fois les pièges et les patterns des boss connus. Toutefois, comme n’importe quel jeu issu de cette époque bénie du jeu vidéo, le but était bien sûr de refaire le jeu à plusieurs reprises, pour tenter de ne pas perdre la moindre vie, de mettre le moins de temps possible… ou simplement par pur plaisir, comme on le faisait pour un Super Mario, un Sonic, un PC Kid ou un Megaman. La « belle époque » en somme.

Notre Avis

Si vous êtes un tant soit peu attiré par le retrogaming, et accessoirement fan de la saga Castlevania, nous ne saurions que trop vous conseiller de jeter un oeil à ce Kid Dracula, digne représentant des « années folles » de Konami. Vous y retrouverez un jeu de plateforme bourré d’humour, à la réalisation plutôt soignée (quitte à imposer de très lourds ralentissements parfois…) et soutenu par une bande-son qui reste dans la tête. Un titre original, avec de très bonnes références pour qui apprécie un peu le jeu vidéo et le cinéma d’horreur, et qui constitue indéniablement l’un de mes meilleurs souvenirs d’enfance sur cette bonne vieille Game Boy.

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