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Dossier 50 ans Citroën Méhari : une art-car by Jean-Charles de Castelbajac

Une art-car pour les 50 ans de la Méhari

Mai 68 marque la naissance d’une icône du paysage automobile avec la Citroën Méhari. Revisitée en 2015 en dévoilant l’e-Méhari, une version électrique, la saga continue. Pour ses 50 ans, Citroën s’est associé au créateur Jean-Charles de Castelbajac pour signer une art-car unique, manifeste chromatique célébrant 50 ans de liberté.

Mai 68 : la naissance d’un mythe automobile

Mai 68 est surtout connu pour ses mouvements de révolte, mais on en oublierait presque aussi qu’il s’agit de la naissance de l’une des voitures les plus populaires, la Citroën Méhari. Précurseur des véhicules de loisirs, la Citroën Méhari est un cabriolet simple, polyvalent aux couleurs acidulées. Partageant la base de la Citroën Dyane 6, la Méhari innove avec sa carrosserie en plastique teinté dans la masse.

À l’origine de ce concept fou pour l’époque, un homme de talent Roland de La Poype. Au final, la Citroën Méhari ne pèse que 525 kg et s’offre le luxe d’être intégralement lavable au jet d’eau, ce qui est en fera son succès sur les bords de mer. Icône au fil des années, la Citroën Méhari est devenue populaire en figurant au cinéma dans la série « Le Gendarme de Saint-Tropez » avec Louis de Funès. En 19 ans de carrière, la Méhari s’est écoulée à près de 145 000 exemplaires.

Décembre 2015 : la saga continue

C’est en décembre 2015 que Citroën relance la marque Méhari, mais cette fois-ci en version électrique pour coller aux tendances du marché automobile. Basée sur une Autolib’, la Citroën e-Méhari reprend presque la philosophie de son aînée : un cabriolet 4 places au style fun et aux fonctionnalités simples, voire trop simples même. La Citroën e-Méhari est née il y a plus de 2 ans dans une version ultra basique et à la polyvalence limitée de part son autonomie électrique, comptez sur une centaine de kilomètres.

Cette année, la marque aux chevrons a corrigé le tir en étouffant un peu plus sa e-Méhari. Elle adopte un Hard Top (toit rigide) pour devenir un « vrai » véhicule utilisable au quotidien. La planche de bord est revue pour se rapprocher  du style Citroën. La sécurité évolue avec l’intégration de 4 airbags, de l’allumage automatique des feux, d’un système audio Bluetooth ou encore de la fermeture centralisée.

Mai 2018 : 50 ans à célébrer avec Jean-Charles de Castelbajac

Véhicule d’image, la Citroën e-Méhari peut s’apparenter à une icône de mode. Déjà passée entre les mains de la maison Courrèges en début d’année, l’e-Méhari récidive et s’offre une version art-car avec le créateur Jean-Charles de Castelbajac. Inclassable et novateur, il s’exprime son art au travers de la mode, du design, du dessin, de la peinture ou encore du street-art. Pour Jean-Charles de Castelbajac, la Méhari est le symbole de la liberté absolue qui a donné naissance aux loisirs.

Il a donc imaginé l’e-Méhari comme une art-car insouciante et comme un moyen d’accompagner les voyageurs vers des horizons utopiques. Peinte à même la carrosserie, cette art-car affiche des dessins emprunts de liberté et d’humanité. Quant aux choix des couleurs, le rouge symbolise la révolution et la passion, le jaune pour le rayonnement et l’envie de conquérir et bleu comme la pensée positive et l’électricité.

Au-delà de cette collaboration entre Citroën et Jean-Charles de Castelbajac pour célébrer les 50 ans de la Méhari, c’est un effet d’annonce pour l’arrivée prochaine d’une série spéciale en série dans la gamme. On pourrait alors très facilement imaginer une Citroën affichant des options de personnalisation aux couleurs de cette e-Méhari by Castelbajac. Une première proposition devrait être visible lors du salon de Paris en octobre prochain.

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